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17 (1830) Lettres de la montagne / de J.J. Rousseau ; mises dans un nouvel ordre avec des notes historiques, et des éclaircissements; par V.D. Musset-Pathay
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ÉCRITES DE LA MONTAGNE.

saires, qui ne prouvent rien, et que je nai pas re-jetés, la preuve évidente que je renverse les fon-dements du christianisme, et que je ne suis paschrétien.

Lennui vous .empècheroit de me suivre si jen-trois dans le même détail sur les autres accusationsquils entassent pour tâcher de couvrir par le nom-bre linjustice de chacune en particulier. Ils mac-cusent, par exemple, de rejeter la prière. Voyezle livre, et vous trouverez une prière dans l'endroitmême dont il s'agit. Lhomme pieux qui parle (a)ne croit pas, il est vrai, quil soit absolument néces-saire de demander à Dieu telle ou telle chose enparticulier {b) ; il ne désapprouve point quon le

(«) Un ministre de Genève , difficile assurément en christia-nisme , dans les jugements quil porte du mien , affirme quejai dît, moi J. J. Rousseau , que je ne priois pas Dieu : il las-sure en tout autant de ternies , cinq ou six fois de suite, et tou-jours en me nommant. Je veux porter respect à lEglise ; maisQserois-je lui demander jai dit cela ? Il est permis a toutbarbouilleur de papier de déraisonner et bavarder tant quilveut ; mais il nest pas permis à un bon chrétien dêtre un ca-lomniateur public.

(b) « Quand vous prierez , dit Jésus , priez ainsi. » Quandon prie avec des paroles , cest bien fait de préférer celles-l;\ ;mais je ne vois point ici lordre de prier avec des paroles. Uneautre prière est préférable , c'est dêtre disposé A tout ce queDieu veut. « Me voici, Seigneur, pour faire ta volonté. » Detoutes les formules , lOraison dominicale est, sans contredit,la plus parfaite ; mais ce qui est plus parfait encore est lentièrerésignation aux volontés de Dieu . « Non point ce que je veux,