ÉCRITES DE LA MONTAGNE. 167
en sa faveur, et faisant servir la moitié de vos lois àvioler l’autre.
Il est clair d’abord que le réglement lui-mêmen’est point une loi que les médiateurs aieiit vouluimposer à la république, mais seulement un accordqu’ils ont établi entre ses membres , et qu’ils n’ont,par conséquent porté nulle atteinte à sa souverai-neté. Cela est clair, dis-je , par l’article xliv , qui! laisse au Conseil, légitimement assemblé, le droitde faire aux articles du réglement tel changementj qu’il lui plaît. Ainsi les médiateurs ne mettent pointleur volonté au-dessus de la sienne , ils n’intervien-nent qu’en cas de division. C’est le sens de l’art, xv.j Mais de là résulte aussi la nullité des réserves etlimitations données dans l’article ni aux droits et! attributions du Conseil général : car si le Conseil; général décide que ces réserves et limitations neborneront plus sa puissance, elles ne la borneront! plus ; et quand tous les membres d’un état souverainrèglent son pouvoir sur eux-mêmes, qui est-ce quia droit de s’y opposer? Les exclusions qu’on peutinférer de l’article ni ne signifient donc autre chosesinon que le Conseil général se renferme dans leurslimites jusqu’à ce qu’il trouve à propos de les passer.
C’est ici l’une des contradictions dont j’ai parlé ,et l’on en démêle aisément la cause. Il étoit d’ailleursbien difficile aux plénipotentiaires, pleins des maxi-! mes de gouvernements tout différents, d’approfondirassez les vrais principes du vôtre. La constitutiondémocratique a jusqu’à présent été mal examinée,j Tous ceux qui en ont parlé , ou ne la connoissoient