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A C G
un flocon de laine, une barbe de plume ; ils tom-bèrent tous avec une égale vitesse.
La différence qu’on remarque dans la chutedes corps, quant à leur vitesse , ne dépend doncpoint de la nature du mobile , mais de la résis-tance de l’air, qui fait perdre à chaque instant aumobile une partie de sa vitesse, et qui lui fait em-ployer à parcourir le meme espace plus de tempsqu’il n’en emploierait dans le vide. Cette résis-tance dépend du volume du mobile , de la vitesseavec laquelle il se meut, de sa figure. De là lescorps de même volume qui tombent dans l’airperdent d’autant plus de leur vitesse, qu’ils sontmoins pesans , puisque, présentant la même sur-face au milieu qu’ils tendent à diviser par leurchute , la résistance de ce milieu est la mêmecontre les uns et contre les autres.
Il ne faut pas confondre le volume d’un corpsavec sa masse : le volume est l’espace qu’un corpsoccupe en longueur, largeur et épaisseur ; et lamasse est la quantité de matière ou de poids quele volume contient en plus ou en moins.
Il résulte donc de toutes les expériences faites surl’accélération des corps, que, quelles que soientleur grosseur , leur pesanteur , leur densité , ilscommencent à tomber avec une vitesse de i5 pieds( 4,873 ) par seconde ; mais après avoir parcouruï5 pieds (4,873) dans la première seconde de-temps, ils en parcourent trois fois autant dans la