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gables, des canaux furent creusés, projetés ; tousles obstacles qui s’opposaient à la liberté de la na-vigation intérieure furent levés; quelques annéesencore seront à peine écoulées, que nous pour-rons jouir des effets inappréciables du plus bel en-semble de navigation ; nous n’aurons meme plusà envier à nos éternels ennemis cette dominationdes mers qui dévore les richesses de leur nation,et qui coûte tant de larmes à l'humanité.
De tous temps , les chefs des nations ont sibien senti l’importance des communications pareau, qu’une partie des grands travaux de naviga-tion dont on s’occupe aujourd’hui ont été com-mencés par les Romains, ou par les peuplesconquérans qui leur ont succédé.
Les premières peuplades, persuadées de cetavantage des communications par eau, ont dûporter leur habitation de préférence sur les bordsdes fleuves et des rivières : ils y ont trouvé unegrande facilité pour l’établissement des usines et.le transport de tous les objets de nécessité ou deluxe ; la pêche leur offrait aussi une nourritureassurée , et la proximité de l’eau, des moyens defertiliser leurs terres par des irrigations.
Ces premières idées doivent en faire naître unefoule d’autres qui ont rapport à la navigation inté-rieure : on est tenté de connaître le degré d’intérêtque les villes, situées sur le bord des fleuves ,peuvent avoir à se communiquer entr’elles ;