PIE 241
fun et l’autre cas, on voit que pour des piècesqui auraient meme longueur, et dont la grosseurde l’une serait double de celle de l’autre, la quan-tité du bois employé dans la plus grosse pièce 11eserait que quadruple, lorsque sa force, pourporter un fardeau de toute sorte de sens , seraitocluplc ; d’où il suit qu’il y aura de l’économie àemployer par préférence de grosses pièces, lors-que leur prix augmente en moindre raison que lasuperficie de ces pièces prises dans le sens de leurgrosseur.
On n’a parlé jusqua présent que des pieux oupilots de chêne , mais on peut employer d’autresbois plus ou moins forts ; c’est à quoi il faudraavoir égard dans le calcul. Pour cet effet, onva donner le rapport de la force de différentesespèces de bois, d’après les expériences qui enont été faites pour les rompre , ces pieux étantchargés sur leur bout :
On voit par ces expériences que le bois dechêne est le plus fort ; que le sapin l’est, moins,quoique pour porter, étant chargé dans une posi-tion horizontale, il soit plus fort à-peu-près d’uncinquième que le chêne.
Les calculs que fon vient de donner sur 1 $
nr. 16