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en déplace la masse toute entière ; mais quand leparement de la tète d’une jetée est bien construit,elle 11e peut jamais être emportée qu’autant queleau fouille au pied, et c’est seulement ce der-nier effet qu’il est essentiel de prévenir.
Il paraît au premier coup-d’œil, ditM. Gautliey,que si le débouché d’un pont est réglé de manièreque le rapport , marqué par le régime de la ri-vière , entre la résistance du sol et la vitessemoyenne du courant, ne soit pas sensiblementalléré , il est impossible qu’il se produise aucunaffouillement; et cela serait vrai, si celte vitessemoyenne se distribuait uniformément dans toutela masse des eaux auxquelles le pont donne pas-sage. Mais les obstacles que les piles et les nais-sances des arches opposent au courant, nuisentà celte égale répartition de la vitesse, et tandisqu’il se forme des courans particuliers très-rapides , on voit, dans d'autres endroits, leseaux tournoyer et revenir sur elles-memes. Ilest donc important de donner aux piles la formela plus propie à prévenir ces effets, dont les suitessont plus ou moins dangereuses.
Cette forme, non plus que l’épaisseur des piles,ne peuvent être déterminées d’une manière bienprécise. Toutes les expériences faites pour lameilleure forme à leur donner, ne sont pointparfaitement exactes , et ne peuvent être assu-jetties à des formules algébriques»