d’espèces doivent avoir échappé à sa persévérance et à sa sagacité : puis il a visité toute l’a-rète qui s’étend entre le Val-de-Ruz et celui des Ponts, depuis la Tourne au Val de St Imier,le Val-de-Travers , les marais de laBrévine, le Val-de-Ruz et plus particulièrement le Creux du Van , qui l’attirait plusieurs fois chaque année dans ses romantiques rochers, et dont ilconnaît les trésors mieux qu’aucun autre botaniste. C’est encore lui qui m’a communiqué laplus grande partie des plantes rares, dont la découverte lui est due, et c’est dans les herbo-risations que nous avons faites en commun que j’ai pu apprécier ce que valait un collabora-teur aussi zélé et infatigable que lui. — Je lui dois en outre la rectification de plusieurslocalités et des indications plus précises sur beaucoup d’autres.
J’ai peu de chose maintenant à ajouter sur mes propres travaux, qui, sauf quelquesnouvelles découvertes, ajoutées à notre Flore pendant des herborisations de trois années, ontconsisté principalement à recueillir et à mettre en ordre des matériaux disséminés, à dé-terminer les espèces et à en faire un tout qui pût être offert au public, sans trop d’imper-fections. De nouvelles recherches modifieront bien sûrement ce travail en quelques parties;je crois cependant que le domaine de notre Flore ne s’étendra jamais beaucoup, et que nousConnaissons à-peu-près l’ensemble des espèces que possède- notre canton. — Les crypto-games cellulaires réclameront désormais nos soins plus spécialement, et nous espérons lesfaire paraître plus tard dans une de nos prochaines publications, quand nous aurons pupuiser à la seule source qui nous permette de faire un travail un peu complet, l’herbier deM. le capitaine Chaillet.
Quant aux limites de notre Flore, ce sont celles indiquées dans la carte de M. d’Osterwaldcomme limites de notre pays. Quelques espèces cependant, citées dans cette énumération,quoique trouvées sur les confins même des pays qui nous avoisinent, sont encore, stricte-ment parlant, hors des bornes de notre canton. Mais en réfléchissant qu’il est plus que pro-bable qu’elles se retrouveront sans doute aussi dans l’enceinte de nos limites, puisque leterrain dans lequel elles croissent ne diffère en aucune manière, je n’ai pas voulu les ex-clure. J’ai admis aussi quelques espèces particulières au Mont Chasseron, tout entier dansle canton de Vaud , et quelques-unes du Vuilly et du Grand marais, mais cela, plutôtpour servir de guide et d’indication à nos botanistes, que pour enrichir notre Flore d’es-pèces qui ne lui appartiennent pas. D’ailleurs, j’ai pris soin d’empêcher qu’on ne s’y mé-prenne, en indiquant toujours la localité. — J’aurais volontiers donné un aperçu de lagéographie des plantes de notre canton et de leur distribution ; mais un mémoire intéres-sant de M, Léo Lequereux sur ce sujet, et qui fera probablement partie de ce volume denos annales, y suppléera suffisamment.
Quelques personnes seront sans doute surprises de l’orthographe adoptée pour quelquesnoms propres de fieux ; mais comme cette orthographe est loin d’être fixée pour beaucoupd’entr’eux, j’ai été dans le cas de choisir, souvent d’une manière arbitraire, entre deuxmanières d’écrire le même mot; mais j’ai toujours cherché à m’appuyer au moins sur une