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Promenade aux Alpes / C. A. Snoeck
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PROMENADE

beautés. Cet espèce de hameau , est, je crois , le plus élevé l'Europe . Aprèsune demie heure de marche, on retrouve les pins , quon revoit avec plaisir ,quoique ee soit la plus triste verdure que lon puisse rencontrer. Métantamusé avec notre pharmacien à la recherche des plantes , nous perdîmes noscompagnons , ce qui ne nous inquiétait pas ; nous arrivâmes , après quelquesrecherches , à la jolie cascade du Reichenbach , près de laquelle se trouve unemaisonnette. Nos camarades y étaient sur le point de la quitter ; une bouteillede vin nous servit de rafraîchissement. Cette baraque, construite en bois, se trouvesi rapprochée de la chute quen ouvrant la croisée, le plancher est bientôtmouillé de'la cascade , qui n est point aussi considérable que plusieurs voyageursveuillent le faire croire, en disant qu'on lentend à une lieue de loin quellesélance dans une gouffre très-profond avec un bruit de tonnerre etc. etc. , craquescommunes aux belles descriptions , d lon peut ordinairement retrancher lestrois-quarts pour en être au véridique. Nous descendons à la seconde chûte quiest beaucoup moins forte que la première, et arrivons enfin à Meyeringen chef-lieu du Oberhasli et formant la pointe méridionale du canton de Berne . Dabordnous nous amusâmes à visiter les cascades qui tombent perpendiculairementdes énormes rochers dont le bourg est étroitement entouré , entrautre 1Alp-bach qui a être funeste, puisque le village a eu la précaution de sen pré-munir par une forte muraille. On voit à lauberge une jolie collection de pa-pillons. Avant le souper nous fîmes une tournée dans le bourg qui est très-florissant. Il est remarquable quil y règne des chaleurs excessives quon netrouve jamais dans les vallées environnantes : les fruits et légumes y mûrissentplus vite ; on y fait même deux récoltes.

Après le souper, peu disposés au repos, quoique fatigués, nous nous rassem-blâmes avec une chopine de cognac dans ma chambre, d lon découvre leclocher, quelques chûtes , et la cible de la commune.

10 Août.

A cinq heures et demie du matin, jétais debout, et, en attendant le reveilde mes camarades je fis un dessin du village vu de mon lit. Notre dejeunéfut comme hier ; jentendis avec étonnement parler le hollandais par trois voya-geurs assis dans un coin de la salle ; jaurais voulu reconnaître ces compatriotes,mais nous étions en si forte conversation et discussion concernant la route à