PROMENADE
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de l’autre en guise de trois alcôves ; le premier était occupé par une demiedouzaine d’enfants, le deuxième m’était destiné et il fallut s’en contenter, letroisième eut l’honneur de recevoir un voiturier et son épouse; le reste delàchambre servait de grenier aux graines , en sorte qu’il restait à peine la place né-cessaire au passage.
16 Septembre.
A 3 heures je fus sur pied ; au clair de la lune je passais devant Bouchain ,petite ville forte qu’on laisse à gauche. Pour la première fois il fallut exhiber,le passeport à deux gendarmes , quoique j'en rencontrasse tous les jours. Jedéjeûnais copieusement à Valenciennes ,. en comptant des craques aux curieux ; lachaleur est excessive, il fallut cependant continuer. J’arrivais à midi à Condé ,où je ne tardais pas long-temps. Une jolie route , mais où je ne vis pas une âme,me conduisit à Bonsecours, Belgique , où j’endurais un des douaniers belges . Pe-rutcelz fut laissé sur la gauche et j’arrive à Leuze très-fatigué ; je ïi’y fis pas dehalte , le sac commençait ù m’ennuyer, je ne trouvais personne qui voulut s’encharger quoique je présentais de bien payer : je crois qu’on avait peur de mafigure brûlée du soleil et décorée dune paire d’épaises moustaches; en véritéje ne ressemblais pas mal à un brigand espagnol . J’arrivais enfin k Renais , kg heures moins un quart, où mes amis m’entrainaient avec armes et bagage*au café. La promenade en Suisse est salutaire et amusante, je la conseille àtous les amateurs de la nature.
El 5.