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j’en vais citer, la résistance qu’oppose la vanneest diminuée du quart par l’usage des pouliesmouflées qui y sont adaptées.
Il y a dans l’intérieur du fort Nieulet de Calais ,une écluse à plusieurs voies , chacune fermée parsa vanne particulière. (PI. xxxv , fig. 1234. ) Cesvannes de 7 pieds \ de largeur sur i 3 de hauteur,servent à évacuer les eaux du pays quand la mer' est basse, et à la soutenir lorsqu’elle monte, afinde l’empècher de passer outre ; ce qui fait que laface qui lui est opposée est plus ou moins chargéedans un temps que dans l’autre ; mais comme onne les lève que pour laisser écouler les eauxdouces, dont la hauteur commune sur le radier 1de l’écluse est d’environ 5 pieds : c’est cettepoussée que nous allons considérer. Pour en faire jl’estimation, il faut multiplier 7 \ par 5 , et le pro-duit 377 par 2 , moitié de la hauteur de l’eau ; il jviendra environ 90 pieds cubes, chacun pesant j70 liv.; la poussée sera de 6 , 65 oliv., dont la moitiédonne 3,325 pour le frottement de cette vannecontre ses coulisses ; à quoi ajoutant i, 5 oo livres jpour sa pesanteur propre , la résistance sera de j4,825 livres. Il faut huit hommes pour lever cettevanne , parce que les roues auraient dû avoir 9 à j10 pieds de rayon au lieu de 4 > ch es ne sont pasproportionnées aux poids dont elles doivent faci- ,liter la levée.
Le moyeu de remédier au désavantage est de