DES FORETS. 23
à obtenir de la foret, et des lors on ne voit pourtous les deux , qu’un seul moyen de tirer le meil-leur parti de cette foret ; les propriétaires parlicu-liersqui vendent, ainsi que ceuxquiconsomment,doivent aménager leurs bois d’après des principessemblables, et doivent, suivant VarennedeFe-nille, chercher à obtenir le maximum simple, oule maximum composé ; mais auquel de ces deuxbuts doivent-ils tendre de préférence ? Voilà unequestion devant laquelle s’arrête la théorie de no-tre auteur, et cette question constitue précisémentle problème dont il a entrepris la solution.
Toutefois, Yarenne de Fenille voulant réso-lument tirer une conclusion positive du systèmequ’il a exposé, émet une opinion dent on cher-che en vain le rapport de connexité avec les pro-positions antécédentes ; c’est cjue si les particuliersdoivent couper à 21 ans (:) leurs bois situés enbons fonds, le gouvernement ne s’écarte pas beau-coup du maximum d’accroissement en réglant à3 o ans la coupe des taillis situés sur des terrainssemblables. Il est très-vrai que c’est à ces âges quesont aménagés le plus communément les bois desparticuliers et ceux de l’État ; mais ce fait statis-
(1) Varennc de Fenille s’exprime ainsi: « A supposerqu’un taillis croisse d’une manière uniforme, le maximum,composé, le plus haut point d’accroissement utile que l’oncherche, se trouve à la fin de la21. e année, puis qu’en ne cou-pant qu’à la 22.', on commence à cire en perte, »