go DE L’AMÉNAGEMENT
réduit le bois à l’état de simple pâturage, maisqui le convertit en même temps en propriété cirevenu annuel. Un sol productif d’un revenu an-nuel de 20 fr. présenterait donc une valeurcapitale de 5 oo fr. au taux de 4 p. °j a , et de 666 fr.66 c. au taux de 3 p. °/ 0 ; tandis que l’hectare debois, qui donne un produit de 5 ,g 23 f. tous lesi 5 oans, n’offrirait qu’une valeur capitale de16 fr. 55 c. au taux de 4 P- ‘/o, et de 71 fr. 14 c.au taux de 3 p. °/ 0 .
Nous avons vu, au chapitre précédent, que l’ex-ploilabilité à i 5 o ans ou environ, esL celle quiporte au plus haut degré la production matérielledans les forêts de bois durs, et nous venons deconstater que, dans ces mêmes forêts, l’exploi-tabilitc à 1 an est celle qui donne au sol fo-restier la plus haute valeur capitale, et qui assureau propriétaire le revenu annuel le plus considé-rable, ou qui élève au plus haut point la produc-tion pécuniaire des bois. Ces fonds présententainsi deux produits de nature distincte dont ledéveloppement est soumis à des lois dissemblables ;i; exisLe même entre ces lois un contraste tel, quel’un des produits ne peut croître sans qu’aussitôtl’autre soit frappé d’une réduction. En effet, la pro-duction en matière , rapportée à l’année moyenne,va sans cesse en augmentant de 1 an jusqu’àï5o ans, tandis que la production annuelle enargent va sans cesse en diminuant du premier deces termes à l’autre. Si en exploitant mon hectare