LE BŒUF.
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RACE DE GLAMORGAN.
poser que les éleveurs se sont seulement laissé devancer par ceux des autres par-ties de la contrée. Sous le rapport du mélange présumé avec un autre sang, il en aprobablement été un peu, dans le comté de Glamorgan, comme dans la plus grandepartie du royaume; les fermiers du pays paraissent avoir été, pendant long-tems,particulièrement vaniteux de leur ancienne race, et sont maintenant, très-généra-lement, aussi jaloux de sa pureté qu’on puisse se l’imaginer. 11 est vrai que des in-dividus, particulièrement dans la vallée, ont fait des essais de croisement, commecela est arrivé dans toutes les autres parties de la contrée, et il peut en être résultédes mélanges insensibles avec les Heréfordet autres races des districts environnans;mais cela n’empêche pas la race Glamorgan de s’être conservée extrêmement pure,principalement dans la partie haute, ce que l’on peut conclure de l’uniformité decaractères qui lui est restée. Les divers éleveurs modernes, au lieu de recourir àun système de croisemens, ont dirigé beaucoup plus sagement leur attention vers leperfectionnement de la race même que leur pays produit depuis si long-tems. Lesaméliorations ont été principalement obtenues dans la vallée, où les circonstancessont favorables à l’entretien d’une race bovine supérieure, et le résultat de ces ten-tatives a prouvé que le Glamorgan indigène offre les élémens d’une race estimable,exigeant seulement que l’on donne à sa production et à son éducation les mêmessoins et le tems qu’il est nécessaire d’accorder, régulièrement, pour amener unerace quelconque d’animaux à son état de perfection (4). Beaucoup de ces Glamorganaméliorés ont pu concourir avec succès, sous le rapport de la maturité précoce, dela symétrie des formes et même du poids, avec les Durham et Hereford, et ils sont
(1) C’est ce soin et cette persévérance, dont parle ici le savant écossais comme d’une chose qui paraittrès-commune en Angleterre, qui manquent presque absolument à nos cultivateurs, ce qui rend presqueimpossibles, ou du moins beaucoup plus difficiles et moins profitables, chez nous, des tentatives d’amélio-ration entreprises sans but arrêté et sans une connaissance suffisante des moyens à employer et des résul-tats à obtenir.
La beauté chez un animal est presque toujours, pour les cultivateurs qui se livrent à des croisemens,une chose arbitraire et conventionnelle, sans caractère essentiel qu’ils puissent définir et par conséquentrechercher; et, lorsqu’ils ont cru rencontrer cette conformat ; on, que leur fantaisie leur fait considérercomme parfaite, chez un mâle reproducteur d’une race quelconque, ils croient avoir tout fait pour l’amé-lioration de leur propre troupeau, de quelque nature et en quelqu’état qu’il soit, en lui donnant cet étalon,sans se préoccuper aucunement ni du choix individuel des femelles, qui, dans toutes les races, présententtoujours de grandes différences de valeur à cet égard, ni de l’amélioration du régime hygiénique et alimen-taire des animaux, ni de l’augmentation régulière de leur nourriture par un meilleur système de culture,ni même, chose à peine supposable, s’il n’était si facile de s’en assurer, d’améliorer le système d’éduca-tion, d’alimentation et de traitement des jeunes animaux issus de ces croisemens, et qui, le plus souvent,n’ont ainsi, et ne peuvent avoir, de leurs ascendans, que les défauts, sans aucune des qualités utiles quel'éducation donne, ou développe, bien plus sûrement encore que l’hérédité ne les transmet. R.