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Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
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LE BOEUF.

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lïACE AYRSHIRE.

suivie par la race laitière d’Ayrshire pour arriver à sa conformation actuelle. Il estsuffisamment établi qu’il fallut bien long-tems avant d’amener cetle race à jouir dela réputation qu’elle possède aujourd’hui. M. Culley, qui écrivit son Traité surl’éducation du bétail avant. 1790, ne fait aucune mention de la race'Ayrshire parmicelles connues dans la contrée, et il n’en parle même pas dans les éditions subsé-quentes de son livre; et le colonel Fullarton, en décrivant le pays où elle setrouve, en parle d’une manière si générale, qu’on est en droit de penser qu’ellen’offrait rien de remarquable.

’ L’ancienne race du pays semble avoir appartenu à ces grossières variétés debœufs, avec des cornes d’une longueur moyenne, qui occupaient autrefois toutesles montagnes centrales au sud du Forth, et s’étendaient dans la plaine. M. Ayton,qui publia un Traité sur T agriculture laitière du comté d’Ayr, en 1825, la décrit,d’après ses propres observations, comme ayant été une race chétive et mal confor-mée, sans aucune supériorité sur celles qui existent encore avec elle dans quel-ques-uns des districts élevés. Les animaux étaient généralement, à ce qu’il nousapprend, de couleur noire, avec des marques blanches sur la face, le dos et lesflancs; peu de vaches donnaient plus de un et demi à deux gallons de lait par jour(9 à 10 litres) après le vêlage, et pesaient, lorsqu’elles étaient grasses, plus de 20stones (127 kilog.). Mais, depuis cetle époque, le sang des Ayrshire primitifs a étémélangé avec d’autres races. 11 est établi, par des autorités compétentes, que, dèsle milieu du dernier siècle, le comte de Marciimont introduisit, dans ses propriétésdu Berwickshire, un taureau et plusieurs vaches de la race de Teesvvater, alorsconnue sous le nom de race hollandaise ou du Ilolstein, et qui lui avaient été fournispar l’évêque de Durham. Diversautres propriétaires amenèrent aussi dans leurs parcsdes vaches étrangères, probablement de la même race. On ne peut dire avec certi-tude quelle fut l’influence exercée par ces importations accidentelles sur la race pri-mitive d’Ayrshire, et la tradition rapporte même à une importation antérieure devaches de race Alderney , dans la paroisse de Dunlop, les premières améliorationsremarquables qui eurent lieu sur les vaches de ce pays et leur produit en lait. Cetteopinion est encore justifiée par la ressemblance qui existe entre la race Alderney etles Ayrshire modernes, et qui est telle que, même sans la tradition, on serait tentéde croire que le sang de ces deux races a été fortement mélangé. On remarque eneffet, dans les deux races, la même espèce de cornes et la même couleur de lapeau; enfin, la conformation générale offre tant d’analogie, que souvent on peutconfondre une vache de Jersey pour une Ayrshire. Aussi, malgré l’absence de docu-mens authentiques à cet égard, on peut affirmer que la race laitière d’Ayrshire doitles caractères qui la distinguent de l’ancienne race à son croisement avec les racesdu continent anglais et avec la race laitière d’Alderney .