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LE MOL TON.
UACE DES BltUYEUES A TETE JSOIKB.
peau acclimaté dans une localité, on a quelquefois adopté l’usage de continuer lescroisemens avec les Cheviot, jusqu’à ce que les troupeaux eussent acquis presquetous les caractères de ces derniers. Une autre espèce de métissage, qui a donné dessuccès remarquables, est celui des mâles Leicester ou Southdown pour un premiercroisement. Les agneaux qui proviennent de ce mélange sont excellens, et par-viennent à un poids beaucoup plus considérable que celui des purs têtes noires.Cette spéculation est maintenant très-répandue, et offre aux éleveurs une source deprofits plus considérable, par la vente de leurs jeunes moutons. On a reconnu quele meilleur de ces croisemens était celui avec les Leicester, bien que l’on obtienneavec les Southdown des moutons très-bien faits, ayant les pattes et la tête parfaite-ment noirs et la toison bonne et tassée; mais qui atteignent difficilement lepoids des croisés Leicester, ce qui fait préférer généralement ces derniers, laproduction de la viande étant le principal motif qui dirige les éleveurs dans cetteopération.
L’immense étendue de pays occupée par cette race donne une grande importanceà son amélioration aussi complète que possible. On peut l’obtenir, comme dans lesautres cas, par un choix convenable des reproducteurs, et l’éducation des animauxau milieu des circonstances favorables à l’entier développement de leurs formes ;moyens à l’aide desquels il n’est aucune race de moutons qui ne puisse être amé-liorée. De même que l’abondance-de la nourriture est essentielle pour obtenir ledéveloppement de la taille , de même aussi toutes les propriétés de formes com-patibles avec le caractère de la race peuvent être communiquées et rendues per-manentes par une attention convenable apportée à la production. La laine de cesanimaux ayant très-peu de valeur, l’attention des améliorateurs doit porter princi-palement sur leur carcasse. En n’employant que des reproducteurs au tronc cylin-drique et à large poitrine, nous obtiendrons des animaux qui non-seulement s’en-graisseront plus promptement, mais encore seront plus rustiques. C’est un faitconstaté maintenant pour toutes les races, que les animaux à poitrine étroiteet à côtes plates, sont moins vigoureux et plus maladifs que ceux qui ont lecorps cylindrique et la poitrine largement développée.
Il est aisé de constater que cette race, si généralement répandue, a cependantété traitée avec une négligence remarquable. Divers éleveurs se sont distingués parles soins qu’ils ont apportés à la conformation des animaux, et se sont acquis uneréputation par la supériorité des caractères de leurs troupeaux ; mais sur la vasteétendue de pays occupée par cette race, le nombre de ces bons éleveurs est si peuconsidérable, que le résultat de leurs travaux n’a pas une grande importance éco-nomique. Les éleveurs trouveraient certainement leur intérêt personnel à se pro-curer des béliers provenant des comtés méridionaux de l’Écosse , pris dans les trop-