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Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
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LE MOUTON.

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RACE CHEVIOT.

à ce quil est dans les autres contrées de lEurope situées sous la même latitude.Dans aucun autre pays, analogue sous le rapport du climat, les moutons ne sonttenus aussi complètement exposés aux intempéries des saisons, sans aucun abride parc ou de bergeries. Labsence de loups est la cause de cette liberté quonaccorde à ces troupeaux montagnards, et lexpérience a prouvé aux bergers que lèsanimaux peuvent être exposés sans préjudice aussi bien la nuit que le jour. Si cesmoutons étaient traités comme dans les autres parties du continent européen , par-qués et nourris dans des bergeries, et privés de prendre leur nourriture au pâturage,les montagnes de ce pays ne sauraient entretenir la cinquième partie de ce quellesen nourrissent aujourdhui.

La chose la plus difficile à procurer à ces animaux, dans les contrées élevées,cest un supplément de nourriture et un abri pendant lhiver. Le foin est unechose essentielle pour cette saison; lorsquil nexiste pas de terre capable denproduire, on doit établir une ou deux prairies, dont lune puisse être annuel]e-ment fauchée. Une terre tenace et marécageuse , produisant les cypéracées (rushes)propres à ces localités, telles que le sharp-flowered, mêlé au jonc ou sprit (4), est re-cherchée comme donnant un foin grossier et peu nutritif, comparativement, maisque les moutons peuvent manger en labsence de tout autre nourriture. Quand lir-rigation est praticable, on peut établir des prairies arrosées, comme le meilleurmoyen et le plus certain de se procurer la nourriture sèche nécessaire dans ces con-trées élevées. De quelque manière quon lobtienne, on doit avoir une provisionde foin suffisante pour trois mois de consommation, à raison dune livre et demie (559grammes) par jour pour chaque brebis portière, et une livre seulement (373 gram-mes) pour les moutons plus jeunes. Lorsque les petits houx (ivhins) croissent spon-tanément , on doit les conserver avec soin, comme fournissant .à la fois une nour-riture et un abri.

Lorsque les pâturages se composent de bruyères grossières, il est dusage de lesbrûler à des intervalles de plusieurs années, au commencement du printems, pourdétruire les tiges devenues trop ligneuses et leur faire produire en abondance desbourgeons plus tendres.

Lassainissement est fort important dans les contrées occupées par ces moutons.On lopère au moyen de tranchées étroites et ouvertes, de la largeur dun fer debêche , établies dans les parties marécageuses du terrain, ou le long des déclivitésdes collines, partout leau peut séjourner. Ces tranchées, destinées à donner un

(1) Nous supposons que les plantes désignées ici par les mots sharp-flowered et sprit doivent être la li-naigrette (Eriophorum polystachium) et diverses espèces du genre Ca/rex; mais nous navons pas cru devoirtraduire ces mots, dont la signification reste douteuse pour nous. R.

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