Buch 
Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
Entstehung
Seite
54
JPEG-Download
 

51

LE MOUTON.

RACE CHEVIOT.

prompt écoulement à leau de la surface, ont pour effet daméliorer les pâturages etde diminuer la tendance à la dangereuse maladie nommée pourriture.

Lorsque la terre est susceptible de culture, les ressources de nourriture peuventêtre beaucoup augmentées, parce qualors on peut donner aux animaux des turnepsen même tems que du foin ; mais il faut éviter avec soin lerreur quon commet tropgénéralement dans ces contrées, en cultivant plus de terre quil nest nécessairepour le but quon se propose, qui est de fournir au troupeau des turneps et du foinsec; ce but rempli, le fermier ne doit jamais pousser son système de labourage audelà de ce que comporte une ferme délevage.

Pour que les moutons puissent pâturer tranquillement sur ces fermes, et que letravail des bergers soit moins pénible, il est fort usité denclore chacune delles. Lesmurs en pierre sont les clôtures préférables pour de telles situations, les maté-riaux nécessaires pour leur construction peuvent être facilement ramassés à la sur-face du sol. Ces murs sont formés de pierres sans aucun mortier, et peuvent avoirde quatre et demi à cinq pieds de hauteur (lm.4àlm. 5). On emploie quelquefoisdes gazons au lieu de pierres, mais les clôtures sont beaucoup moins durables etmoins avantageuses, et ne doivent jamais être employées quand il existe dautres ma-tériaux. Outre la clôture générale de la ferme, il est convenable et nécessaire,même, détablir au moins deux divisions ou enclos plus petits, auprès des bâtimensautant que possible ; et, dans tous les cas, lorsquon met en culture une portion deterrain, elle doit être séparée des terres en pâturage par une clôture suffisante.

La valeur et lutilité des abris pour des contrées si élevées, na pas besoin dêtredémontrée. Lorsquil existe des vallées et des gorges naturelles, on en profite pourabriter le troupeau contre les pluies pénétrantes et lintempérie des saisons; dansde telles circonstances, le berger peut conduire son troupeau dans les endroits quioffrent cet abri, et les moutons, de leur propre mouvement, semblent les recher-cher. Mais linstinct de ces animaux qui les porte à se garantir dune tempête me-naçante en se réfugiant sous les éminences qui peuvent les abriter, est quelque-fois la principale cause des accidens que leur occasione la chute de la neige qui,lorsquelle est acompagnée de grands vents, comble souvent, en quelques heures,tous les trous les moutons se sont réfugiés. Lorsque ces accidens arrivent, latempête est si soudaine et si violente que tous les animaux sont ensevelis sous desmasses de neige, et que les bergers eux-mêmes, pendant quils cherchent et réu-nissent les animaux épars, sont quelquefois enveloppés et étouffés dans la bour-rasque.

Il est dune grande importance de se procurer, non-seulement un abri contreles raffales si fréquentes dans ces contrées élevées, mais encore un lieu de refugepour le troupeau en cas de danger. Les plantations sont toujours avantageuses dans