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Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
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LE MOUTON.

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RACE ROMNEY-MARSH.

moyenne, mais inégale, et grossière sur les parties postérieures du corps. Ces ani-maux sengraissaient lentement, et les moutons étaient rarement livrés à la bou-cherie avant la fin de leur troisième année; mais ils étaient fort estimés des bou-chers, àcausede la grande proportion de suif interne et de graisse quils produisaient.Ils sarrangeaient parfaitement de la situation et du climat auxquels ils étaient sou-mis , et contractaient facilement lhabitude déviter les fossés dangereux qui cou-paient le pays en tous sens.

La nouvelle race du Romney-Marsh, qui sest répandue dans les autres parties duKent, présente encore plusieurs des caractères de lancienne famille, le plus grandnombre des individus ayant les pattes longues, le flanc large et les extrémités gros-sières. Mais un changement surprenant, à cet égard, a été opéré dans le siècleactuel, et il existe maintenant, dans le pays, des troupeaux entiers quil est impos-sible de reconnaître pour les descendans de lancienne race. Cette transformation aété obtenue en partie par le mélange du sang Dishley (New-Leicester), et en partiegrâce à lattention plus grande, apportée par les éleveurs, dans le choix des formeset des qualités des animaux.

La race Dishley a pénétré plus lentement dans ces marais que dans la plupartdes autres parties du royaume, à cause des préventions extraordinaires, et nonencore détruites, qui sopposaient jusquà ce jour à son introduction. Cependant,au commencement de ce siècle, une émulation générale ayant poussé les éleveursles plus éclairés à rechercher les moyens damélioration que leur offrait une raceaussi perfectionnée que létait alors celle de Dishley, un grand nombre de bélierslut introduit successivement par divers éleveurs. Les effets ne tardèrent pas à semanifester, même dans les troupeaux de ceux qui étaient les plus hostiles à lintro-duction du sang étranger, et il est maintenant permis daffirmer quil nexiste pasun seul troupeau dans le comté de Kent lon naperçoive des traces du sangDishley. Le premier effet de ce croisement fut de réduire le volume des moutons dupays, tout en leur donnant une harmonie de construction plus parfaite, et une apti-tude plus grande à lengraissement. Mais indépendamment des effets directs ou mé-diats du croisement, limportation des Dishley, en plaçant sous les yeux des éle-veurs des modèles de conformation, produisit un excellent résultat sur le districttout entier, et contribua puissamment, tant quon y eut recours, à 1 améliorationde la souche indigène par voie de sélection. 11 est vrai de dire qu après un certainlents il y eut une réaction, dans la faveur publique, au profit de la race du pays,qui fut exclusivement entretenue, depuis lors, par tous les éleveurs Romney-Marsh, àpeu dexceptions près; néanmoins, les effets des modifications produite:par le croisement subsistent toujours, et les moulons actuels de ce ntaiais, tout eiconservant un degré de grossièreté et détroitesse de corps que 1 on ne saurai: