LE MOUTON.
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ANCIENNES RACES LONGUE-LAINE DES DISTRICTS DU CENTRE.
désirer beaucoup de perfections qu’on pourrait leur communiquer. Us sont, pourla plupart, trop grossiers dans leur conformation générale, étroits de poitrine,et plats de côtes. Leur laine n’est que de qualité et de poids moyens; elle a mêmeune sorte de rudesse qui lui est propre, et qui fait dire que jamais les laines longuesd’Irlande ne peuvent être de bonne qualité. La race est plus estimée des bouchers,dans son état actuel, que si elle était plus améliorée; mais la proportion des dé-chets est manifestement trop considérable, dans l’intérêt de l’éleveur; et il ne paraîtpas que la viande soit de qualité supérieure à celle des New-Leicester. Beaucoup d’é-leveurs irlandais craignent que le croisement ait été poussé trop loin et que les mou-tons du pays soient devenus trop petits. La même appréhension tourmentait lespropriétaires de Teeswater, de Romney-Marsh, et des autres races de moutonsLongue-Laine d’Angleterre, lorsqu’ils commencèrent à introduire le sang Leices-ter; mais le lems a détruit ces craintes chimériques, ou tout au moins en a dé-montré l’exagération primitive. Si, dans quelques districts d’Angleterre, les éle-veurs semblent maintenant disposés à renoncer à de nouveaux croisemens, ce n’estqu’après avoir introduit, dans leurs troupeaux, une proportion du sang de la nou-velle race, plus grande que celle qui existe dans la généralité des moutons à longuelaine de l’Irlande , et l’on peut affirmer que ces derniers ne sont pas encore arrivésà un degré de finesse préjudiciable à leurs qualités utiles. Us ont encore , pour laplupart, une trop grande longueur de membres, par rapport au volume de leur car-casse , et l’apparente grosseur de leur corps peut être notablement réduite, sansdiminution du poids net.