LE MOUTON.
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RACE COTSWOLD.
plus grands New-Leicester, et leur laine est plus tassée. La mèche a 15 à 20 centi-mètres de longueur, et la toison pèse, en moyenne, de 3 kilog'. à 3 kilog. 5; celledes troupeaux inférieurs n’excède pas 2 kilog. 25 à 2 kilog. 75. La laine est forte,d’une bonne couleur, un peu grossière, mais dbine nature assez douce. Les mou-tons ne sont pas d’une conformation aussi parfaite que les New-Leicester; de plusils tendent, comme le mouton du Romney-Marsh, à accumuler leur suif sur lecroupion, au point d’y produire une sorte de difformité; mais ils sont rustiques, etordinairement d’une constitution parfaite. Les femelles sont prolifiques et bonnesnourrices, et les agneaux sont entièrement couverts par une toison bien tassée.Primitivement, lorsque les améliorations agricoles étaient moins étendues quemaintenant, les moutons Cotswold étaient fréquemment envoyés, en hiver, dansles vallées de la Tharnes et de la Severn , où on les vendait maigres, en général,entre leur deuxième et leur troisième année. Mais depuis qu’on a détruit les an-ciens parcours à moutons, et que les turneps et les prairies artificielles les ont rem-placés, presque tous les moutons élevés dans le pays y sont également engraissés.Ils sont gardés sur les turneps, les vesces, les prairies, les pâturages et les trèfles,et complètement engraissés de un an et demi à deux ans.-Depuis sept ou huit ans,même, l’usage s’est introduit de les conduire au marché dès l’âge de douze à qua-torze mois. Ils pèsent alors de 7 à 41 kilo g. le quartier, tandis que leur poids moyen,lorsqu’ils ont un an et demi à deux ans, est évalué de 9 à 43 kilog. 5 le quartier.
La race Cotswold, long-teins oubliée, grâce à l’enthousiasme général qu’exci-tait alors les New-Leicester, si perfectionnés, a tout récemment attiré l’attentiongénérale des éleveurs, et dispute maintenant le terrain aux Dishley dans plusieursdistricts de l’Angleterre et du pays de Galles . Les qualités qui recommandent cetterace d’une manière toute particulière sont : sa rusticité, qui la fait prospérer avecun médiocre régime, et la faculté des femelles de donner beaucoup d’agneaux et deles bien entretenir. La race est encore très-inférieure aux New-Leicester sous Je rnp- ■port de la conformation; mais elle s’améliore continuellement à cet égard, grâce al’attention plus grande qu’on apporte à la sélection et au traitement général. Lesystème de louer des béliers a été adopté sur une grande échelle par quelques éle-veurs Cotswold, et les soins que donnent ces derniers à la production de malessupérieurs ne permet pas de douter que la race Cotswold sera, prochainement, en-core plus répandue et plus améliorée.