LE COCHON.
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COCHON SAUVAGE.
breuses. Avec la diminution de leur force et de leur activité, 1 amour de la libertésemble s’éteindre en eux; ils se plaisent dans leur étable, et sont contens d’y ren-trer après une courte absence.
L’animal qui se serait précipité sur un cavalier tout armé, et qui aurait terrasséles chiens les plus féroces, fuit alors le chien d’un pâtre et obéit à la voix d un enfant.Qui plus est, il communique à sa progéniture ces changemens de forme, d instinctset de mœurs, en sorte qu’une nouvelle race, appropriée aux circonstances où elle setrouve, est en réalité créée, sans que jamais, peut-être, elle puisse revenir à sontype primitif; tout au moins, si les animaux ont été maintenus long-tems en domes-ticité, comme c’est le cas pour la plupart des cochons d’Europe , le retour à cet an-cien type procède-t-il avec une lenteur qui le rend imperceptible. Beaucoup de co-chons importés dans l’Amérique méridionale par les Espagnols se sont échappésdans les forêts, où ils continuent à vivre en troupes et sans devenii des sanglieis.Dans les forêts de la Suède et de la Norwège, où on les abandonne complètement àeux-mêmes, les cochons deviennent souvent nuisibles et dangereux quand on
les rencontre; mais ils restent par bandes et sont faciles à distinguei de leui type
primitif. Dans les llighlands du nord de l’Ecosse , les petits cochons sont presqueélevés comme dans l’état sauvage, ils pâturent en toute liberté sut les coteauxcomme des troupeaux de moutons, et, bien qu’ils prennent dans ces circonstancesun certain aspect sauvage et bourru, jamais, cependant, ils ne ressemblent àde vrais sangliers. Ils vivent ensemble; le mâle suit la troupe et ne la quitte jamaispour se retirer dans sa bauge; ils sont un peu plus farouches et plus agiles que lesraces des pays moins élevés; mais jamais ils n’acquièrent la vivacité, la foi ce et h,courage de la race primitive.
notable des individus, qui sont moins vigoureux et moins agiles