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Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
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le cochon.

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COCHON SAUVAGE.

comme base de classification, on pourrait dire que le porc domestique est spécifi-quement différent du sanglier.

Ainsi, le nombre des dents est considéré comme le caiactère le plus constant quipuisse servir à la classification des espèces par les naturalistes; cependant, ce nom-bre est lui-même très-variable avec les agens extérieurs qui affectent les animaux.Dans létat sauvage, le cochon a six dents incisives à la mâchoire supérieure etautant à la mâchoire inférieure; or, par les effets de la domesticité, ce nombre setrouve réduit à trois pour chaque mâchoire, encore nest-il pas constant. Le nombredes vertèbres varie de quatorze à quinze pour les dorsales, de quatre, cinq ou sixpour les lombaires, de quatre à six pour les sacrées, et depuis vingt-trois jusquàtrois ou quatre seulement pour les caudales, la queue n étant souvent que i udimen-taire dans nos races domestiques. M. T. E. Eyton a donné, dans les Transactions dela Société zoologique, du mois de février 1831, le tableau suivant des vaiiations dunombre des vertèbres quil regarde comme constantes poui différentes îaces di

porcs :

Mâle anglais.

Cervicales.Dorsales. .Lombaires.Sacrées. .Caudales. .

7

15

6

6

21

55

tfemelle africaine.

7

13

6

5

13

Mâle chinois.

7

15

4

4

19

49

Sanglier.

7

14

5

4

20

50

Coction domestique.

7

14

5

4

23

53

Or, toutes ces races saccouplent volontiers entre elles, et donnent des produitstout aussi féconds que leurs père et mère; M. Eyton se demande si, malgré cela,nous devons considérer comme espèces distinctes les îaces africaine et chinoise, patexemple? 11 nous semble que ces deux races ne diffèrent pas plus du sangliu que cedernier du cochon domestique (1); la meilleure conséquence que lon puisse tirerde, cest que ces animaux appartiennent à une seule et même espèce, dans 1 ac-ception ordinaire de ce mot, et que les variétés de confoimation qu ils pie-

, . . 1 i/ i, iol , r ipl al iteuranalais,relaüvementàrinfïuencetoute-

(t) Quelle que soit notre sympathie pour les idees ue i amour ,» =

la conformation et la constitution des races animales domestiques,

puissante du régime et du climat sur

et la vérité, nous ne pouvons admettre cette asser-

comme nous voulons, avant tout, respecter la logique i

. , vandales du cochon domestique diffèrent seules en nombre

tion. Dans le tableau de M.Eyton, les vertebres caudales au couru

, ,, , , , accise et africaine, les dorsales, les lombaires, les sacrées et les

de celles du sanglier; dans les races anglaise et >

j nq apc H e ux races entre elles, soit dans le rapport de ces deuxcaudales diffèrent toutes de nombre, soit dans ces ueux race

races avec le sanglier; il est impossible de nier limportance différente de ces caractères, et de trancherfacilement la question de similitude originelle ou spécifique. R.

aussi !