le cochon.
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COCHON SAUVAGE.
comme base de classification, on pourrait dire que le porc domestique est spécifi-quement différent du sanglier.
Ainsi, le nombre des dents est considéré comme le caiactère le plus constant quipuisse servir à la classification des espèces par les naturalistes; cependant, ce nom-bre est lui-même très-variable avec les agens extérieurs qui affectent les animaux.Dans l’état sauvage, le cochon a six dents incisives à la mâchoire supérieure etautant à la mâchoire inférieure; or, par les effets de la domesticité, ce nombre setrouve réduit à trois pour chaque mâchoire, encore n’est-il pas constant. Le nombredes vertèbres varie de quatorze à quinze pour les dorsales, de quatre, cinq ou sixpour les lombaires, de quatre à six pour les sacrées, et depuis vingt-trois jusqu’àtrois ou quatre seulement pour les caudales, la queue n étant souvent que i udimen-taire dans nos races domestiques. M. T. E. Eyton a donné, dans les Transactions dela Société zoologique, du mois de février 1831, le tableau suivant des vaiiations dunombre des vertèbres qu’il regarde comme constantes poui différentes îaces di
porcs :
Mâle anglais.
Cervicales.Dorsales. .Lombaires.Sacrées. .Caudales. .
7
15
6
6
21
55
tfemelle africaine.
7
13
6
5
13
Mâle chinois.
7
15
4
4
19
49
Sanglier.
7
14
5
4
20
50
Coction domestique.
7
14
5
4
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53
Or, toutes ces races s’accouplent volontiers entre elles, et donnent des produitstout aussi féconds que leurs père et mère; M. Eyton se demande si, malgré cela,nous devons considérer comme espèces distinctes les îaces africaine et chinoise, patexemple? 11 nous semble que ces deux races ne diffèrent pas plus du sangliu que cedernier du cochon domestique (1); la meilleure conséquence que l’on puisse tirerde là, c’est que ces animaux appartiennent à une seule et même espèce, dans 1 ac-ception ordinaire de ce mot, et que les variétés de confoimation qu ils pie-
, „ . . 1 „„ i/ i, iol , r ipl’ al iteuranalais,relaüvementàrinfïuencetoute-
(t) Quelle que soit notre sympathie pour les idees ue i amour ,» =
la conformation et la constitution des races animales domestiques,
puissante du régime et du climat sur
et la vérité, nous ne pouvons admettre cette asser-
comme nous voulons, avant tout, respecter la logique i
. „ , vandales du cochon domestique diffèrent seules en nombre
tion. Dans le tableau de M.Eyton, les vertebres caudales au couru
, ,, , , , „„„ accise et africaine, les dorsales, les lombaires, les sacrées et les
de celles du sanglier; dans les races anglaise et >
j„ nq apc H e ux races entre elles, soit dans le rapport de ces deuxcaudales diffèrent toutes de nombre, soit dans ces ueux race
races avec le sanglier; il est impossible de nier l’importance différente de ces caractères, et de trancherfacilement la question de similitude originelle ou spécifique. R.
aussi !