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Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
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LE CHEVAL.

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HISTORIQUE.

vaux usités pour la selle, pour la chasse, pour la cavalerie, pour les innombrablesvoitures légères de toutes sortes, quelquefois même pour lexploitation des terressablonneuses, ont vu successivement modifier leurs caractères par un mélange plusou moins considérable de ce quon est convenu dappeler le sang.

Lhistoire et la description du cheval de sang anglais , et linstitution des jeuxdestinés à faire valoir ses qualités, nécessiteront une étude plus approfondie de notrepart; mais nous devons auparavant examiner le cheval tel quil existe dans des loca-lités dune étendue et dune fécondité prodigieuses, appartenant à une autre partiedu monde, il a été soumis à des influences nouvelles, et ij a conquis sa liberténaturelle dans les circonstances les plus favorables à la multiplication de sonespèce.

Lorsque les Espagnols, conduits par un immortel génie, abordèrent aux rivagespaisibles du nouveau monde et y commencèrent une guerre dextermination contreles indigènes inoffensifs, ils emmenèrent toujours des chevaux avec eux, et les em-ployèrent à terrifier et à subjuguer leurs victimes. Partout ces conquérans impi-toyables établirent leur injuste domination, le cheval fut naturalisé, et il multfpliaavec une rapidité complètement inconnue dans les plus riches contrées des anciensconlinens. Depuis lors, un peu plus de trois siècles se sont à peine écoulés, et lontrouve le cheval naturalisé, depuis le détroit glacé de Magellan jusquaux neiges duLabrador, sous tous les climats et dans les contrées les plus variées. Il sest transmisdes oppresseurs aux victimes; et les tribus les plus sauvages de lintérieur de laPatagonie au Missouri et à la Colombie se sont approprié ce bienfait de la Provi-dence, et le font servir à leur destruction réciproque.

Les faits les plus intéressans de lhistoire du cheval dans lAmérique espagnole,sont, 1° son émancipation du joug de la domesticité, et 2° sa multiplication enliberté. Selon Azara, le premier eut lien vers 1535, lorsque la ville de Buenos-Ayres fut abandonnée subitement par ses habilans, qui laissèrent dans les plaines voisinescinq chevaux et sept jumens amenés dAndalousie . Ces animaux multiplièrent rapi-dement et donnèrent naissance aux innombrables troupeaux qui peuplent aujour-dhui les plaines fertiles situées au sud et à louest du Rio de la Plata , et dont quel-ques-uns, séchappantaunorddelasourcedece fleuve, multiplièrent dans le Paraguayet les autres contrées de lintérieur. Ces chevaux émancipés vivent ordinairementen petites troupes, dans lesquelleiun étalon conduit un certain nombre de jumens;mais la réunion de ces petites troupes forme souvent des troupeaux si considérables,que le voyageur qui les contemple reste frappé détonnement. On en voit souventplusieurs milliers ensemble qui semblent agir daprès un principe commun desubordination et dunion.

Quelques-uns dentre eux prennent la direction delà troupe, se placent à lavant-