LE CHEVAL.
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.CHEVAL DE COURSE.
taux immenses hasardés sur les chances du hasard, dans ces paris si extravaganset si pleins d’intérêt? v
Les chevaux destinés à l’hippodrome sont élevés et achetés par des personnes detoutes les classes de la société, depuis l’entraîneur, le marchand de chevaux, lemaître d’écurie, jusqu’au fermier, au gentilhomme campagnard, au chasseur de re-nards, au marchand opulent, au banquier et au pair d’Angleterre. Tout le monde esfadmis à se procurer la réputation et les avantages pécuniaires résultant de la pos-session d’un cheval de course. Il ne faut pour cela aucun titre qu’une bourse bienremplie; il n’y a aucune difficulté à se procurer un animal de celte caste privilé-giée. Un grand nombre de ces. chevaux succombent dans ces essais; et beaucoup,du sang le plus pur, après avoir couru pour un pari désespéré qui les met entiè-rement hors de combat, sont quelquefois vendus pour le prix de leur peau. 11n’est donc rien de si aisé que de se procurer les moyens d’élever un seul chevalde course, ou d’avoir, si l’on est tissez riche, un haras plus étendu. D’aprèsles Racing calenders, on verra que l’on achète des chevaux de course à toutes sortesd’espèces de marchands et d’éleveurs de toutes les parties du royaume. En mêmeteins, il existe toujours des personnes nobles et riches qui, faisant des jeux du lurjune affaire importante, entretiennent de nombreux haras dans lesquels ils peu-vent faire leur choix.
Si nous nous reportons au siècle dernier, que l’on peut appeler l’âge d’or de l’hip-podrome, on trouvera parmi ses plus zélés champions le duc de Cumberland, les De-voinshire, les Bolton, les Rutland , les Portmore. Le plus infatigable patron duturf était cependant Guillaume, duc de Cumberland ; ce prince entretenait le haras leplus considérable du royaume; il posséda Hérod et beaucoup d’autres beaux che-vaux.. IIérod, comme on l’a vu, engendra un grand nombre de chevaux quise distinguèrent. Dans une course, qui eut lieu en 1764, IIérod battit Antinous , auduc de Doncastèr, à JNevvmarket; cette course excita en Angleterre un intérêt im-mense; plus de 2,500,000 francs étaient engagés. Le duc mourut en 1765. Unauavant sa mort, Éclipse naquit dans son haras, et passa ensuite entre les mains deM. O’Kelly, qui devint le plus grand éleveur de son teins, principalement à causedu sang d’ÉCLiPSE. H éleva un grand nombre de beaux chevaux, et acquit le plusbel ensemble de jumens poulinières qu’on ait jamais possédé avant et depuis lui.Pendant une certaine époque de sa vie, le comte de Grosvenor rivalisa, comme éle-veur, avec le duc de Cumberland et M. O’Kelly. Son haras surpassait en nombre eten magnificence tous ceux qui l’avaient précédé. 11 eut beaucoup de chevaux d’unegrande réputation, et gagna des sommes immenses, mais cependant insuffisantes« l’entretien de son établissement. 11 mourut en 1802, après cinquante ans de pra-tique sur le tw/. Son splendide haras passa alors entre les mains du marquis de