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Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
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LE CHEVAL.

CHEVAL DE COURSE.

Westminster actuel. Le marquis de Rockincham et lord Bolingbroke se distinguè-rent aussi par leur haras, ainsi que les ducs de Lancaster, Cleyeland, Kingston,Northumberland , et beaucoup d’autres encore. Pendant la première partie durègne de Georges III , la noblesse patrona chaudement les courses de chevaux. Leroi lui-même encouragea ces jeux, et, pendant son règne mémorable, les coursesne perdirent rien de leur splendeur; au contraire, celle-ci augmenta avec laprospérité du pays, et le nombre des haras s’accrut. Le comte de Derby, qui ins-titua les prix du Derby et des Oaks, fit paraître beaucoup de chevaux sur l’hippo-drome, entre autres sir Peter Teazle, qui est cité avec honneur dans les annalesdes courses. Parmi les amateurs de celte époque, on remarque le comte de Cler-mont, qui mourut en 4834, âgé de quatre-vingt-six ans, après soixante ans passéssur le turf; on remarque aussi l’honorable Richard Vernon et sir Charles Bunbury:Ce dernier fut principalement cause que l’on abandonna à Newmarket les coursesde quatre milles, et qui accrédita la malheureuse innovation de faire courir des pou-lains à l’âge de deux ans. On ne doit pas oublier le duc de Qeeensbcry, dont le nomse rattache à toutes les courses de l’époque; ni son habileté, ni la justesse de sesappréciations, qui në le trompèrent jamais. Sa fameuse course de voiture est bienconnue; l’enjeu était de 1,000 guinées; la voiture, à quatre roues, construite exprès,devait contenir une personne et parcourir 30,570 mètres en une heure. Le jour del’épreuve parut sur la pelouse de Newmarket une voiture du poids d'un alderman,ayant les raies des roues en baleine, les traits en soie et tout à l’avenant; elleétait traînée par huit chevaux pur sang, montés par de jeunes garçons vêtus devestes de satin bleu, de culottes de daim et de bas de soie blancs. Cette voiture étaitsuivie d’un postillon en bas de soie rouges, et précédée d’un groom vêtu de velourscramoisi, qui faisait ranger les gens et préparait la voie. Les traits avaient desressorts pour rouler la soie brisée par le tirage de la voiture et l’empêcher des’emmêler sous les pieds des chevaux; des boîtes de fer-blanc versaient del’huile goutte à goutte sur les essieux des roues pour les empêcher de pren-dre feu. Cette voilure féerique partit avec la rapidité du vent; les chevaux etleurs cavaliers parcoururent les neuf premiers milles en quatre minutes, et ac-complirent l’épreuvè en cinquante-trois minutes vingt-sept secondes. On ra-conte beaucoup d’autres histoires excentriques sur ce même duc de Queensbdry'..Quelqu’un offrit un jour à son jockey une somme considérable, s’il voulait faireperdre le prix de la course à son cheval; ce jockey fut assez honnête pouren avertir son maître, qui lui dit simplement d’accepter cette somme. Quandles chevaux arrivèrent au poteau de départ, le duc s’y trouvait déjà, déclarantqu’il avait envie de monter lui-même son cheval; jetant bas son surtout, ilparut équipé en jockey, se mit en selle, il courut et gagna le prix. En 4756,

À!