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Histoire naturelle-agricole des animaux domestiques de l'Europe : races de la Grande-Bretagne / texte de David Low ; traduit de l'anglais et annoté par M. Royer ; publiée par les fondateurs du moniteur de la propriété et de l'agriculture
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LE CHEVAL,

LE VIEUX CHEVAL KOI)'. ANGLAIS .

peut être regardée comme remplissant ses vues. 11 ne paraît pas qu’il ait essayé lemélange du sang de chevaux plus purs de race; il s’est borné aux espèces propresaux travaux de gros trait. Ses chevaux étaient très-eslimés, et leurs produits furentconservés avec beaucoup de soin par les éleveurs qui vinrent après lui. La figurereprésente le descendant d’un de ses chevaux les plus estimés, et qui engendraquelques-uns des plus beaux des anciens chevaux de camion de Londres . Si l’on netrouve pas qu’il possède ce qui maintenant serait regardé comme la forme parfaited’un cheval de trait, il montre néanmoins à quel degré de race Bakewell pensaitqu’il était suffisant d’amener les chevaux de gros trait. Son exemple fut salutaire,et le Leicestershire ainsi que les comtés adjacens de Derby et Stafford devinrentrenommés pour l’élevage de cette espèce de chevaux.

Le cheval noir anglais moderne conserve les signes caractéristiques de la raceprimitive, mais grandement modifiés. Sa couleur est ordinairement d’un noir desuie, très-fréquemment avec une marque blanche sur le front, en forme de losange,et très-généralement au pied une balzane qui s’étend sur une partie des jambes;très-fréquemment aussi les lèvres et les naseaux sont blancs. Le corps est massif,compact et rond , les membres robustes, la poitrine extraordinairement large, lecou et le dos sont courts. La crinière est touffue et un peu frisée, et les jambes, àpartir des genoux et des jarrets, sont velues jusqu’aux talons. Tout son ensembledonne l’idée d’une grande force physique, sans cependant la vivacité et l’énergie.Ce cheval est excellent pour tirer un fardeau; mais il est lent dans ses mouvemenset marche à petits pas.

Ces chevaux sont beaucoup demandés, non-seulement dans les comtés du Centre,où ils sont principalement élevés, mais par tout le sud de l’Angleterre, pour les tra-vaux des champs, pour les wagons et les grosses voitures de toute espèce. On enrencontre partout, traînant lentement les pesanswagons qui transportent les mar-chandises dans l’intérieur du pays, dans toutes les grandes villes et dans les ports.de mer; ils servent à transporter les lourdes marchandises aux embarcadères, lecharbon de terre, le bois de charpente, les matériaux pour bâtir, etc. A Londres , oùl’on emploie les plus forts et les plus beaux pour les voitures de brasseurs, demarchands de charbon de terre, etc., l’étranger voit avec admiration circuler dansles rues, remplies de piétons, d’énormes voitures traînées par des chevaux de laplus haute stature. 11 y a, sans aucun doute, quelque chose de grandiose dans l’as-pect de ces colosses attelés en ligne, et obéissant à la voix, au milieu du tumulted’une grande ville; mais un peu de réflexion démontre cependant qu’il y a la sou-vent un grand développement de force et de matière sans un effet utile propor-tionné; et d’abord la disposition de l’attelage sur une ligne produit un tirage inégalet saccadé, ensuite dans les pentes ou au détour des rues étroites tout l’effort du