I 8 PARALLELE Î5É l’A R C III ?. A N T ! Q U £ouvrages, Sc qui occupent de la place inutilementLc aux dépens des principaux membres, il est trèscertain que la maniéré en paroîtra fiere Sc grande :tout au contraire, elle deviendra petite Sc chetivepar la quantité de ces menus ornemens qui partagentl’anglc de la vue en tant de rayons Sc li prestes quetout lui semble confus. Car quoiqu’on jugeât d’abordque la multiplicité des parties dût contribuer cn quel-que choie à l’apparence de la grandeur, néanmoinsil cn arrive tout autrement, comme nous verronsen l’examinant par des exemples Sc dans les desseinsdes maîtres que j’ai recueillis ici, où l’on connoîtracn .même tems Sc la qualité de leur génie Sc la va-riété de leurs jugemens. En esse t les uns estimentriche Sc délicat ce que les autres nomment petit Scconfus: Sc ce qui nous semble de grande maniéré,ceux-là le trouvent grossier Sc lourd : ce qui pourroitêtre vrai st l’on excédoit les termes de la proportion ,Sc qu’on penchât trop vers l’une ou l’autre des ex-trémités. Mais ceci soit dit cn passant, Sc revenonsà nos réglés générales.
Les colonnes de l’Ordre Dorique ont cela de re-marquable entre les autres, que dans les plus beauxouvrages de I’antiquité où elles ont été employées,on les volt fans base , comme au théâtre de Mar-cellus, à Rome; au théâtre de Viccnce, Sc dans unarc de triomphe très magnifique qui est à Vérone.Vitruve ayant traité de cet Ordre plus exactementque d’aucun autre, ne parle point de sti base, quoi-qu’il ait décrit assez au long les mesures de bioni-que , Sc de l’Attique pour le Corinthien, n’ayant pasmême oublié celle du Toscan. Néanmoins il n’y apas un des Architectes modernes qui ne trouve cecià redire, Sc qui n’y en ait voulu accommoder un à