XI)
que la consommation augmente. Userait à souhaiterque les terrains laissés en bois fussent parfaitementmis en valeur , et sur-tout qu'on empêchât leur pro-duit de diminuer'». (Mém. de l’acad. des Sc., 1721. )
Réaumur , après avoir ainsi attaqué , quoiqu’in-directement , l’insiiffisance des moyens que le légis-lateur avait cru devoir employer pour maintenir leproduit des bois , puisque ce produit diminuait, p re-pose , poi/r Vaugmenter et pour en constater l'aug-mentation , quelques expériences àfaire dont il seraquestion dans cet ouvrage.
Cependant les justes inquiétudes qu'avait autrefoisconçu le gouvernement , et qui se perpétuaient , ledéterminèrent à consulter Duhamel et Bujfon , c'est-à-dire , à s’aider des talons et des lumières des deuxhommes les plus capables d’opérer une heureuse révo-lution dans V économie forestière.
Ru//on a trop peu écrit sur les bois j mais les mé-moires qu'il a donnés sur cette matière en 1738,39,40,41 et 1742, sont des chef s-d'œuvres. Des vuesgénérales qui y sont développées et les expériencesdont il y rend compte , portent Vempreinte de songénie.
Duhamel, observateur exact , physicien habile ,écrivain abondant , a porté dans l’étude des bois ,dont il s’est principalement occupé, un esprit de dé-tail qui peut-être est la sorte d’esprit la plus néces-saire à l’agronome qui instruit et à Vagriculteur quiopère ; et si l’on est effrayé quelquefois, en lisantBu f/on , de l’appareil imposant , de la grandeur et de