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la difficulté de ses expériences, on nest pas moinsétonné, en suivant Duhamel, d’y rencontrer fré-quemment des tableaux que contiennent un petitnombre de pages , et qui seuls ont dû lui coûter plu-sieurs années d’observations.
Mais si le génie et les travaux de ces deux physi-ciens du premier ordre ont fait faire de grands pro-grès à la science forestière, il s’en faut de beaucoupque l’art pratique ait marché du même pas : tant lesanciens préjugés et les habitudes invétérées sont dif-ficiles à vaincre !
Buff'on avait laissé aux physiciens qui travaille-raient après lui sur les forêts , un grand problème àrésoudre, celui de déterminer , par une méthode pré-cise , l’instant du plus haut point d’accroissementd’un bois taillis , sur quelque terrain qu’il jût situé.On conçoit combien 1er solution de ce problèmedevait influer sur l’amélioration du produit des bois.Convaincu de son importance , je m’en suis occupélong-tems j j’étais même parvenu à le résoudre, maisen tâtonnant -, et quoique j’eusse obtenu des résultatspeut-être plus concluans que ceux quauraient donnéles expériences proposées par Réaumur,mes moyensétaient longs, mes calculs compliqués, mes expé-riences exigeaienttrop d’assiduité. Peu satisfait enfinde mon travail, j’allais reléguer les tableaux de mespremiers sssais dans le porte-feuille et cesser de menoccuper , lorsque l’idée me vint d’employer unemoyenne prise sur un grand nombre d’individus,et d’appliquer à la reconnaissance et au calcul du