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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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DES TÀILtlS. 3

le coupe pour la seconde fois, puis , pour la troisièmefois, dix ans après. Enfin , on coupe pour la secondefois le deuxième arpent, celui dont le bois ne doitêtre abattu quà quinze ans, et layant égalementpesé , on fait la comparaison exacte du produit duntaillis coupé trois fois dans trente ans , ou coupé seu-lement deux fois. Par , dit Réaumur, on sera enétat de juger sil est plus avantageux de régler lescoupes de ce terrain de dix ans en dix ans, ou dequinze en quinze ans.

On ne voit pas quil soit réservé un troisième arpentà côté des deux autres pour ne le couper quà lâgede trente ans , et pour en comparer le produit à celuides deux premiers. Peut-être Réaumur sest-il faitquelque scrupule de proposer la pesée dun arpent debois âgé de trente ans. Quoi quil en soit, il na pointdissimulé les difficultés t|ue ses expériences éprouve-raient dans lexécution. « On ne peut guère espérer,» dit-il, que limpatience française permette dentre-» prendre dés expériences de si longue haleine ; nous» voulons tout savoir, avoir tout fait dans le moment.» Des expériences de cette nature seraient aussi plus» sûrement conduites par ceux qui nous gouvernent.» Elles sont un objet assez important pour létat pour» mériter leur attention , et jose dire que ce sont desi> plus belles et des plus grandes expériences quun» prince puisse faire entreprendre ». ( Mém. de Vsic.des Sciences , 1721, in-11 , pag. 386 ).

Ce nest pas seulement à raison de son extrêmedifficulté que la méthode de Réaumur me semble peupraticable , et je crois que lexpérience , comme illa propose , serait insuffisante et fautive.

i°. Si le plus haut point de croissance du taillis,ce maximum, que lon cherche, ne doit se trouverquentre la dixième ou la quinzième année, ou entrela quinzième et la trentième, comment le recon-naître ?

2°. En supposant que lexpéçjçnçç ait été faite avec