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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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de vingt-cinq à trente ans, et dune ligne juste depuistrente à quarante ans.

Ces faits discordans, ces différences énormes dansles résultats, ces qualités mal définies de bon et demauvais , données comme absolues, tandis quellesne sont que relatives ; ces contradictions répanduesmalheureusement en trop grand nombre dans noslivres sur lagriculture , désolent lagronome qui veutétendre ses connaissances , et rebutent le propriétairepeu expérimenté qui cherche à sinstruire.

Quil eût été à désirer, relativement à lobjet quinous occupe, que Buffon ne se fût pas contenté dusouhait quil formait pour quon donnât de la préci-sion à une règle sur lâge lon doit couper lestaillis ! 11 navait plus quun pas à faire pour que sonsouhait fût rempli par lui-même , puisquil avait déjàconçu et développé cette belle idée du point daccrois-sement, de ce maximum quil faut saisir pour tirerdun taillis tout lavantage possible. Tl ne sagissaitplus que de chercher un instrument qui mesurât cesaccroissemens successifs avec exactitude, et à laideduquel on pût déterminer ce maximum par la voiedu calcul.

Mais lhomme de génie considère lensemble delobjet quil médite, se contente den saisir les prin-cipaux rapports , les décrit en les généralisant, etsarrête rarement sur les détails , à moins quil ne sepropose de sélever par eux à de grands résultats.Lagronome, nécessairement plus timide , parce quela plus légère omission peut lentraîner dans de forteserreurs, dirige sa marche en sens contraire. Aucundétail ne doit lui être indifférent; et sil sélève quel-quefois aux grands principes de la physique , ce nestque pour y trouver un point dappui d il puissedescendre avec sûreté aux moindres particularités delart pratique dont il soccupe. Mais , persuadé quonne peut ségarer en suivant une route que le plusgrand philosophe du siècle nous a tracée , cest après