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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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DES TAILLIS . 9

mêtre pénétré de ses principes , cest daprès ses pro-pres idées , que je vais mefforcer de résoudre le pro-blême que lui-même a proposé.

Développement des données du problème.

Pour plus de clarté , nous réduirons la question àses plus simples élémens. Ainsi je ne considérerai lestaillis que comme bois de chauffage, je ferai abs-traction de tous les autres usages auxquels ils pour-raient être employés. Je ferai également abstractiondes baliveaux, non-seulement parce que je les croisplus nuisibles quavantageux , et quon a des moyensplus économiques et plus sûrs de se procurer, enquantité suffisante , des bois de service dune meil-leure qualité, mais parce que cette donnée de pluscompliquerait inutilement la question.

Nous commencerons par examiner ce qui arrive àun taillis fraîchement coupé. Il jette , dès la pre-mière année , une quantité innombrable de surgeonsdont à peine il doit subsister la centième partie par lasuite. Comme les souches ont été coupées à fleur deterre , et quil doit se former de nouveaux yeux, leurdéveloppement est plus tardif que celui des boutonsdun ancien taillis. Néanmoins , et par la raison queles racines fournissent une nourriture surabondante ,lélancement des branches est plus accéléré , lesfeuilles sont plus larges, leur fanage est plus brillant,et le cours de la sève ne sarrête quà lapproche despremières gelées. Aussi ces jeunes tiges , encore her-bacées, sont très-sensibles aux gelées de lhiver sui-vant , et, sil est rigoureux , il en périt beaucoup.

Lorsque lentrée du bois est soigneusement inter-dite au bétail, lorque le terrain est fertile, et sur-toutprofond; lorsque les souches sont très-rapprochées,i comme en Bresse , la plupart des taillis annexés|aux domaines se coupent tous les neuf ans , le bois,