m’être pénétré de ses principes , c’est d’après ses pro-pres idées , que je vais m’efforcer de résoudre le pro-blême que lui-même a proposé.
Développement des données du problème.
Pour plus de clarté , nous réduirons la question àses plus simples élémens. Ainsi je ne considérerai lestaillis que comme bois de chauffage, je ferai abs-traction de tous les autres usages auxquels ils pour-raient être employés. Je ferai également abstractiondes baliveaux, non-seulement parce que je les croisplus nuisibles qu’avantageux , et qu’on a des moyensplus économiques et plus sûrs de se procurer, enquantité suffisante , des bois de service d’une meil-leure qualité, mais parce que cette donnée de pluscompliquerait inutilement la question.
Nous commencerons par examiner ce qui arrive àun taillis fraîchement coupé. Il jette , dès la pre-mière année , une quantité innombrable de surgeonsdont à peine il doit subsister la centième partie par lasuite. Comme les souches ont été coupées à fleur deterre , et qu’il doit se former de nouveaux yeux, leurdéveloppement est plus tardif que celui des boutonsd’un ancien taillis. Néanmoins , et par la raison queles racines fournissent une nourriture surabondante ,l’élancement des branches est plus accéléré , lesfeuilles sont plus larges, leur fanage est plus brillant,et le cours de la sève ne s’arrête qu’à l’approche despremières gelées. Aussi ces jeunes tiges , encore her-bacées, sont très-sensibles aux gelées de l’hiver sui-vant , et, s’il est rigoureux , il en périt beaucoup.
Lorsque l’entrée du bois est soigneusement inter-dite au bétail, lorque le terrain est fertile, et sur-toutprofond; lorsque les souches sont très-rapprochées,i comme en Bresse , où la plupart des taillis annexés|aux domaines se coupent tous les neuf ans , le bois,