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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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14 AMENAGEMENT

lon remarquera que cet auteur parle dun canton le bois grossit de seize lignes annuellement. Lors-quon fera attention à la très-grande différence entrele prix dun pied cube de bois de service, et dunpied cube de bois pour le feu , pourra-t-on concevoircomment les adjudicataires des ventes exploitentpour le chauffage et tirent moins à la charpente , siles baliveaux sont dun aussi excellent service queM. dAcosta le suppose ?

Je crois la méthode que je viens de décrire , parti-culièrement applicable aux taillis, quon a été jus-quici dans lusage , en Bresse , de couper tous lesneuf ans. A légard des bois , dont les coupes ont étéréglées de tout tems à vingt ou vingt-cinq ans , peut-être lépoque de la première éclaircie doit-elle êtreretardée , peut-être môme sera-t-il a propos de nenfaire quune , parce que les souches étant plus sépa-rées et les clairières plus fréquentes , il y a plus des-pace pour nourrir les jeunes brins, et quil y croîtpar conséquent moins de brindilles.

Jen juge par plusieurs tronchées (amas darbresétronçonnés ) que jai fait abattre dans mes domainespour les transformer en taillis, et dont je compareles souches à celles des bois que lon ne coupe quàtrente ou quarante ans. Ces nouveaux taillis ne sontdevenus touffus quaprès la seconde coupe , et je neme suis pas bien trouvé den avoir éclairci quelques-uns trop tôt ; car, pour que les brins sélancent enhauteur et grossissent tout à la fois, il faut quils nesoient ni trop , ni trop peu serrés.

Ces éclaircies doivent se faire à la journée, non àforfait, en présence du maître , ou tout au moinsdun homme affidé. Il ne faut jamais abandonner ladépouille qui en provient, aux ouvriers , en déduc-tion du prix de leur travail ; les raisons en sont tropsensibles pour quil soit besoin de les expliquer (r j.

(i) Mes ouvriers emploient une espèce de serpe attenant à un manchedcnvirçn six pieds , cpiils appellent un goyard , et dont ils se servent