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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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DES TAILLIS . iS

Mais que les faillis aient été éclaircis ou non, larègle que nous allons établir pour connaître lépoquede leur plus haut point daccroissement, leur seraégalement applicable. On peut seulement prévoirquun bois éclairci et aménagé comme je viens de ledécrire , ne parviendra à son maximum daccroisse-ment que fort long-tems après le terme un boisabandonné à lui-même aurait atteint le sien et com-mencé à décroître ; parce que chaque brin se trou-vant plus au large , participera , en quelque sorte , àlavantage des arbres isolés, dont l'accroissement,toutes choses égales dailleurs, est le plus rapide detous.

Cependant il vient un tems enfin les brins,quelle quait été leur distance première, sont telle-ment rapprochés les uns des autres, proportionnel-lement à leur grosseur acquise, que lespace quilsoccupent nest plus suffisant à leur nourriture. Alors,nécessairement , leur grossissement commence à seralentir, et diminue ensuite progressivement ; car,supposons les brins dun taillis de lâge de trente ansà la distance moyenne de sept pieds entre eux ; sup-posons-leur trente pieds délévation et sept pouces etdemi de diamètre, à raison de neuf lignes de grossis-sement moyen par année , on conçoit quils seraientdéjà trop rapprochés pour ne pas se nuire récipro-quement , et pour que ceux dentre eux qui se trou-veraient dun tempérament plus fort, ne finissent pasà la longue par étouffer les plus faibles ; et cest ainsi

3 ue sétablissent la plupart des futaies dans les cantonse réserve. Mais ces futaies seraient incomparablement

avec adresse pour plisser les buissons de clôture , cest-à-dire , pour lestailler , les rétrécir et les plier ; lorsquils se voyaient gênés , ils em-ployaient la goyarde , autre serpe plus petite et qui na quune poignée.Rarement se servaient-ils du haclion et de la hache. Quelquefois ils fai-saient. usage du croissant , espece de faucille armce dun long manche »lorsquil était question dabattre par un coup scc , et assené de bas enhaut , une branche nuisible sur un brin à conserver. Les outils doiventêtre abondaus et bien alïilcs , sans quoi louyiage languit.