Buch 
1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
Entstehung
Seite
23
JPEG-Download
 

DES TAILLIS . 23

douzième année , celle perte est exprimée par 176,quotient de ig ‘36 ( valeur du taillis à 1 âge de onzeans), divisé par 11. Semblablement, à la treizièmeannée, cette perte est exprimée par 192 , quotientde 2304 , divisé par 12 ; ainsi des autres.

Mais cette perte , ou plutôt cette déduction, com->mune au maximum simple et au maximum composé,est encore augmentée , dans le maximum composé ,par la perte des intérêts du prix de la chose non ven-due. Ce sont ces intérêts dont il est fait mention dansla colonne 7 ; ils augmentent, comme on voit, enproportion de ce que la valeur du taillis a augmentépendant toutes les années qui ont précédé l’annéequelconque d’où l’on part pour supputer cette valeur.

La colonne 8 donne le total des deux pertes prisesensemble.

Enfin la colonne 9 fait la balance de la mieux-value de l’accroissement annuel ( mentionné à la co-lonne 4 ) , avec le total de la perte.

Ce tableau démontre qu’à supposer qu’un tailliscroisse d’une manière uniforme , sans augmenter nidiminuer son grossissement annuel, alors le maxi-mum composé , le plus haut point d’accroissementutile que l’on cherche , se trouve à la fin de la vingt-unième année, puisqu’en ne coupant qu’à la vingt-deuxième , on commence à être en perte.

Que le grossissement soit lent ou prompt, pourvuqu’il soit uniforme , le maximum composé n’en por-tera pas moins constamment sur la vingt-unièmeannée. Les mêmes principes et les mêmes consé-quences s’appliquent à l’une comme à l’autre hypo-thèse.

Voyez la Table quatrième, où, à l’uniformitéprès dans le grossissement de la moyenne propor-tionnelle , toutes les autres données sont différentes,mais le résultat est absolument semblable.

D’où provient donc cet axiome et ce principe dontl’expérience confirme la justesse, que les coupes