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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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22 AMÉNAGEMENT

Il est donc question de s’assurer , par le moyen ducalcul , si la mieux-value qu’il obtiendra en diffé-rant sa coupe , le dédommagera surabondamment dela perte qu’il est dans le cas de faire sur les intérêts,et comment il doit agir en économe attentif.

Rendons l’explication de cette hypothèse sensiblepar un exemple ; et pour résoudre ce nouveau pro-blème , nous prendrons pour la moyenne proportion-nelle d’un bois taillis de seize arpens, un brin quigrossisse uniformément de 4 lignes de diamètre paran. Nous supposerons la valeur de ce taillis égale à1600 liv., à raison de 100 liv. par arpent de l’âge dedix ans.

La première colonne ( troisième Tableau ) marquele nombre des années du taillis.

La Seconde colonne donne l’accroissement suc-cessif du diamètre de la moyenne proportionnelle, àraison de 4 lignes par an.

Le carré de chacun de ces diamètres est calculédans la troisième colonne, et chaque ligne carrée,par l’hypothèse , équivaut à 20 sous.

La quatrième colonne indique la quantité de lignescarrées dont le carré du cliamètre a augmenté, chaqueannée , sur l’année précédente.

La sixième colonne exige une explication.Puisquele taillis valait par l’hypothèse 1600 liv. à la lin de ladixième année , il est clair que sa production a été ,par année commune , de 160 livres, et que , s’il eutété coupé et vendu à dix ans, le terrain eût acquis,à la onzième année , une valeur égale à ces mêmes160 liv. Or, on se prive de cette valeur en s’abste-nant de le couper à la lin de la dixième année. Voilàce que j’ai appellé ( colonne 6 e . ) valeur perdue parla non-reproduction.

Celte perte s’exprime par le quotient d’une divisiondont la valeur acquise par le bois depuis sa dernièrecoupe est le dividende , et le nombre des années qu’ila vécu, le diviseur. Ainsi, dans l’hypothèse, à la