22 AMÉNAGEMENT
Il est donc question de s’assurer , par le moyen ducalcul , si la mieux-value qu’il obtiendra en diffé-rant sa coupe , le dédommagera surabondamment dela perte qu’il est dans le cas de faire sur les intérêts,et comment il doit agir en économe attentif.
Rendons l’explication de cette hypothèse sensiblepar un exemple ; et pour résoudre ce nouveau pro-blème , nous prendrons pour la moyenne proportion-nelle d’un bois taillis de seize arpens, un brin quigrossisse uniformément de 4 lignes de diamètre paran. Nous supposerons la valeur de ce taillis égale à1600 liv., à raison de 100 liv. par arpent de l’âge dedix ans.
La première colonne ( troisième Tableau ) marquele nombre des années du taillis.
La Seconde colonne donne l’accroissement suc-cessif du diamètre de la moyenne proportionnelle, àraison de 4 lignes par an.
Le carré de chacun de ces diamètres est calculédans la troisième colonne, et chaque ligne carrée,par l’hypothèse , équivaut à 20 sous.
La quatrième colonne indique la quantité de lignescarrées dont le carré du cliamètre a augmenté, chaqueannée , sur l’année précédente.
La sixième colonne exige une explication.Puisquele taillis valait par l’hypothèse 1600 liv. à la lin de ladixième année , il est clair que sa production a été ,par année commune , de 160 livres, et que , s’il eutété coupé et vendu à dix ans, le terrain eût acquis,à la onzième année , une valeur égale à ces mêmes160 liv. Or, on se prive de cette valeur en s’abste-nant de le couper à la lin de la dixième année. Voilàce que j’ai appellé ( colonne 6 e . ) valeur perdue parla non-reproduction.
Celte perte s’exprime par le quotient d’une divisiondont la valeur acquise par le bois depuis sa dernièrecoupe est le dividende , et le nombre des années qu’ila vécu, le diviseur. Ainsi, dans l’hypothèse, à la