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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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DES TAILLIS. . 25

I,’usage , presque généralement suivi en France par les grands propriétaires , de régler la coupe deleurs taillis h vingt ans, s’éloigne donc fort peu ,comme on voit, de ce qu’annonce notre théorie parrapport au maximum composé. 11 me semble que celadevait être. Des calculs par approximation , souventrépétés , ont dû naturellement conduire à des résul-tats peu différais de ceux que nous avons rigoureu-sement démontrés.

Remarques particulières , et réponse à quelquesobjections.

Les années ne sont pas également favorables à lavégétation , et leur vicissitude influe nécessairementsur l’épaisseur des couches ligneuses. Diversaccidens,un été froid et pluvieux , ou sec et brûlant, undéluge d’insectes , etc. peuvent déranger la marcheordinaire de la nature ; mais les gelées du printemssont l’événement le plus à redouter pour les taillis.J’ai observé , en 1790 , à quel point ces gelées étaientcapables de nuire à l’accroissement des arbres.

Un quinconce de tilleuls que je vois tous les jours,est planté, depuis vingt ans, sur une terrasse à l’ex-position du levant et du midi. Parmi ces tilleuls il yen a de précoces ; d’autres , et en particulier deuxd’entre eux , sont très-tardifs. Sur la lin d’Avril 1790,il est survenu une gelée de 3 degrés : les feuilles sesont rembrunies, leur organisation a été dérangée,et leur développement, ainsi que celui des jeunespousses , a été tellement arreté , qu’aucunes de cesfeuilles, même celles qui ne se sont épanouies que

vingt-six premières années n’a été que d’un peu moins de 9 lignes par anet celui des treize années suivantes a ë(é de pies de 20 lignes. On ne peutdouter que ce subit accroissement ne soit dû à la liberté de s’étendre qu’onteu les racines de l’aibre , depuis que la futaie a été abattue*; et ce que ditDuhamel sur l’accroissement accéléré des baliveaux ? confirme celte opi-nion.