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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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28 aménagement

pour le rétablissement de la clôture revient aussimoins fréquemment.

Lorsque d’aussi puissans motifs s’opposent à l’anti-cipation des coupes , comment le pernicieux et into-lérable usage d’abattre les bois à l’âge de neuf anss’est-il introduit et perpétué en Bresse ? En voici, jecrois, les raisons.

Autrefois cette province était moins peuplée qu’ellene l’est aujourd’hui ; la consommation en bois dechauffage était donc moindre.

Les futaies partielles y étaient certainement plusabondantes, puisque l’on voit encore que la plupartdes habitations anciennes, tant urbaines que rustiques,sont construites en bois de charpente.

La Bresse a été long-tems sans commerce, etpresque inabordable en hiver : le bois de service nes’exportait pas, faute de débouchés ; mais, depuisla confection des routes , il a été façonné en bois car-rés et en merrain , et s’est exporté.

Enfin les défrichemens , encouragés par le hautprix des grains, ont diminué considérablement laquantité.des terrains précédemment occupés par lesbois ; dç sorte que la consommation a augmenté euraison inverse de la reproduction.

Il y a peu de grandes forêts dans cette province.On n’y compte guère que celles qui lui ont été con-servées par les maisons religieuses ; car les bois duRoi ne montent pas à plus de 684 arpens, et sonttrès-détériorés (1).

Quelques privilégiés avaient conservé des bois dansleurs terres, plusieurs particuliers en possèdent en-core ; cependant on ne peut, raisonnablement, don-ner à ces possessions le nom de forêts ; et dans cesderniers tems ces possessions ont été en partie dévas-tées.

(1) Pour ce passage et plusieurs autres-, le lecteur voudra bien serappeller que ce mémoire a e'tc écrit en 1790 , et que l’ouvrage a paru ,pour la première fois ( en 2 vol. 8°. ) en 1792. IVote de Véditeur .