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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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DES TAILLIS. 2 7

d’années, ce n’est pas par oubli ; mais j’ai cru pou-voir faire entrer cet accroissement en compensationavec la quantité assez considérable de petits brinsétouffés sous la masse des tiges plus vigoureuses.Cependant tout a un terme. Il subsiste assez peu debrindilles dans un taillis de vingt ans ; on y voit en-core , à la vérité, quelques brins faibles , mais quirésistent pendant plusieurs années ; à cette époquece ne sont guère que les branches inférieures d’un jetvigoureux qui se dessèchent sur la tige. Ainsi, passél’âge de vingt ans, l’accroissement en hauteur d’untaillis pourrait entrer comme donnée utile dans lecalcul ; mais cette donnée ne ferait qu’ajouter encoreau bénéfice de la prolongation des coupes.

Quoique j’aie dit, au commencement de ce mé-moire , qu’en traitant des bois taillis, je ne les consi-dérais que comme bois de chauffage , il n’en est pasmoins certain que , dans un taillis de trente-deux ans,il se rencontrera des tiges qui porteront six à septpouces d’équarrissage.

Plus un taillis est âgé , plus la quantité relative del’aubier diminue , et celle du bois parfait augmente.Il n’y a presque que de l’aubier dans un failli^ de dixans.

Plus les couches annuelles sont épaisses , et plus,toutes choses égales d’ailleurs, le bois acquiert deforce, de densité, de dureté, et moins les couchesd’aubier sont nombreuses. ( T^oyez les Mémoires deBiiÿon et Duhamel. ) Il est donc avantageux de fairedes éclaircies , puisqu’elles favorisent le grossisse-ment ; et ne serait-ce pas la même cause , l’insuffi-sance d’alimens, qui, après avoir produit le rétré-cissement des couches, produirait aussi cette faiblessedes fibres ligneuses ?

Plus un taillis est jeune, plus il est exposé auxfunestes effets de la gelée, de la grêle, aux dégâtsdu bétail, de la bête fauve. On pare à une partie deces accidens en prolongeant les coupes 3 la dépense