DES TAILLIS. 35
coupe clés bois d’un particulier. Et après avoir com-biné toutes les probabilités qu’on a pu rassemblerjusqu’ici, j’estime qu’on ne s’éloignera pas beaucoupdu maximum qui a l'ait l’objet de nos recherches , euréglant à trente ans la révolution de la coupe desbois nationaux situés sur un terrain profond et fertile.
Deuxième corollaire.
Un propriétaire qui ne coupe point ses bois pourles vendre , mais qui les consomme en nature, rentredans la classe du public consommateur , c’est-à-dire,il lui est plus avantageux de n’en régler la coupe qu’àl’époque où ils auront acquis leur maximum simple.Un exemple va rendre cette vérité sensible.
Soit une forge qui dépense annuellement pour7200 liv. de bois produit par trente-six arpens detaillis, dont, la dépouille soit évaluée 200 liv. pararpent de l’âge de vingt ans.
Soit le possesseur de cette forge propriétaire dequatre cents quatre-vingts arpens seulement, lesquels,divisés par 20, 11e donnent, annuellement, que vingt-quatre arpens à coupei’. Par l’hvpothèse il sera obligéd’acheter , tous les ans , la dépouille de douze arpensau prix de 2400 liv. J’appellerai cet achat annuel dé-pense ordinaire.
Supposons que les 480 arpens soient de nature hgrossir encore , pendant dix ans , d’une manière uni-forme et absolument semblable au grossissement desvingt années précédentes. (Les moyens d’en faire lavérification ont été indiqués.)
Si le possesseur de la forge se détermine à‘ diviserses 480 arpens en trente coupes de seize arpens cha-cune , au lieu de les partager en vingt coupes devingt-quatre arpens, comme il le faisait ci-devant,je dis qu’après la révolution de trente années il ne seraplus obligé d’acheter pour 2400 liv. de bois, et qu’à