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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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lumières. Enfin lexpérience lût-elle mi^e lois plusfacile encore , si elle ne se fait pas , cm si elle se faitmal , cest comme si elle était impossible.

Mais , en attendant que des agronomes exercés etpatiens aient vérifié et nous instruisent si la théorieque jai développée cadre avec leurs observations, jecrois ne pouvoir mieux terminer ce mémoire que parun apperçu rapide de la très-grande différence deY intérêt du propriétaire qui coupe un bois pour levendre , avec Y intérêt du consommateur , cest-à-diredu public.

Un propriétaire possède un taillis de vingt ans etde la valeur de 3ooo liv. ; la production annuelle dece bois doit donc être évaluée à i5o liv.

Si le propriétaire vend la dépouille de ce taillis àvingt ans , et place à intérêts ces 3ooo liv. , ils aug-menteront encore son revenu de i5o liv.

Sil suspend sa vente , et que la valeur intrinsèqueacquise par le taillis pendant la vingt-unième annéeexcède 3oo liv., il a bien fait de suspendre.

Si la valeur acquise pendant la vingt-unième annéene sélève quà 25o liv., le propriétaire est en pertede 5o liv., mais la consommation a gagné ioo liv. ;cest-à-dire , le même terrain qui, si le bois eût étécoupé , neût reproduit quune valeur de loo liv., ena physiquement produit une de ioo liv. de plus.

Dans ces circonstances peut-on forcer ce proprié-taire à suspendre sa coupe? Non , sans blesser sonintérêt , et commettre une injustice.

Si un bois semblable était à la disposition du gou-vernement, ladministrateur ferait-il bien den or-donner la coupe? Non, parce quil blesserait essen-tiellement Y intérêt du consommateur ou du public,dont il est le délégué et le représentant.

Ainsi tout démontre , aux yeux de la raison , lex-trême importance , ou plutôt labsolue nécessité , de

E orterla coupe des bois taillis nationaux à une époqueeaucoup plus reculée que ue lest ordinairement la