DES TAILLIS.
qu’il fera pendant les seize dernières années de larévolution trentenaire , pour se récupérer des avancespendant les quatorze premières.
Enfin l’usine, par l'hypothèse, consommant annuel-lement pour 7200 liv. de bois, la sixième colonnemarque ce que le propriétaire qui fait valoir cetteusine aura à acheter tous les ans , déduction faite dece qu’il tirera de sa propriété, jusqu’à ce que leproduit de sa seule propriété soit au pair de la con-sommation de son usine.
En donnant l’explication de ce que contient latroisième colonne, j’ai ajouté cette phrase : confor-mément à ce que nous avons démontré quand nousavons traité du maximum simple. Afin d’éviter à unlecteur intéressé à la vérification de mes calculs lapeine de recourir à la démonstration citée, je vaisprésenter une nouvelle démonstration dont les élé-mens, quoique les mêmes , seront plus i*approchés.
Supposons que l’accroissement moyen des brins dechaque arpent ait été de 2 lignes de diamètre par an;il sera, à vingt ans, de 40 lignes, dont le carré estégal à 1600 lignes carrées , lesquelles valent 200 liv.par l’hypothèse , ou 2 s. 6 den. par ligne carrée.
Puisque le grossissement est supposé uniforme , lediamètre moyen , à vingt-un ans, sera de 42 lignes,son carré égal à 1764 lignes, et sa valeur, à raison de2 s. 6 den. par ligne, égale à 220 liv. 10 s.
Continuez de carrer les diamètres, vous en trou-verez les carrés et les valeurs conformes au Tableaun°. 5. ( Voyez page 45. )
Maintenant, si vous appliquez les élémens de cetableau n°. 5 à la situation du possesseur de l’usine ,dans quelque année que ce soit de son nouvel amé-nagement , vous les verrez cadrer parfaitement avecles résultats du tableau n°. 6.
Premier exemple. La dixième année du nouvelaménagement ( Tabl. 6, col. 2 ) est composée deseize arpens de vingt-trois années d’âge. Chaque