38 AMÉNAGEMENT
arpent est de la valeur de 264 liv. ios.(Tabl.5), qui,multipliés par 16 , nombre des arpens de la coupe ,donnent 4232 liv ( Tabl. 6, col. 3 ) : mais , suivantl’ancien aménagement, le possesseur de l’usine reti-rait 4800 liv. pour la dépouille de vingt-quatre arpensâgés de vingt ans ; il a donc, à cette dixième annéedu nouvel aménagement, une avance à faire de 568 1.( col. 4 ) ; et puisque son usine dépense par an pour7200 liv. de bois , et qu’il n’en lire de sa propriétéque pour 4232 liv., il aura à dépenser 2968 l.(col. 6 ).
Deuxième exemple. La vingtième année du nouvelaménagement est composée de huit arpens de vingt-six années d’âge et huit arpens de vingt-sept. L’ar-pent de vingt-six ans vaut 338 liv., et celui de vingt-sept ans 364 liv. 10 s. ( Tabl. 5). Huit fois 338 et huitfois 364 liv. 10 s. donnent au total 5620 liv. ( Tabl. 6,col. 3). Le bénéfice est de 820 liv. (col. 4), et àcette époque le possesseur de l’usine n’a de bois àacheter que pour i58o ( col. 6 ) ; ainsi des autres.
Ôn remarquera que, dans cette démonstration,il n’y a d’hypothétique que Xuniformité du grossisse-ment ; car, que l’on suppose le grossissement detrois lignes annuellement, au lieu de 2, pourvu qu’ilsoit uniforme j qu’on suppose que l’arpent de vingtans d’âge vaille i5o liv. au lieu de 200 liv., ou telleautre somme que l’on voudra, les résultats varierontnumériquement avec les données , mais les consé-quences seront essentiellement semblables ( le motsemblable pris dans le sens cpie lui donnent les géo-mètres ).
On peut cependant faire contre la partie hypothé-tique une objection , mais à laquelle il y a des ré-ponses que je crois satisfaisantes.
Il ne suffit pas , me dira-t-on, pour que les résul-tats du calcul soient tels que vous les annoncez, queles brins qui ne se coupent qu’à la fin de la révolutiontrentenaire aient continué de grossir uniformément,il faut encore qu’il s’y en trouve un nombre égal au