des couches annuelles : si l’épaisseur des quatre àcinq dernières couches est égale à celle d’un mêmenombre de couches antérieures, certainement le boisn’a pas encore atteint son plus haut point d’accroisse-ment.
Addition à la page 14, avant le dernier alinéa.
Qu’entendez-vous par ri être ni trop , ni trop peuserrés , me demandera-t-on ? N’est-il aucun moyenqui fixe , au moins par approximation, ce que cetteexpression présente encore d’arbitraire ?
Il en est un sans doute, et la nature l’indique. Ob-servons-la , aidons-la, et ne la contrarions jamais 1c’est en cela seul que consiste l’art de l’agronome.
Lors de la première éclaircie , on coupe par préfé-rence toute la broussaille, les ronces, les épines, lesarbustes , les arbrisseaux , les brins trop faibles. Decet abattis il résulte nécessairement des vides entreles brins qu’on laisse subsister. Pendant les premièresannées qui suivent celle de l’éclaircie, les vides seregarnissent par les rejets des arbustes coupés; ce-pendant leur nombre diminue tous les ans en propor-tion de ce que les brins du taillis se renforcent. Il vientdonc un terme où ces parasites disparaissent. Tantqu’on en voit un certain nombre, il serait inutiled’éclaircir de nouveau , puisque le terrain nourritsurabondamment tous les brins qu’on a cru devoirlaisser subsister; mais , dès que le terrain se trouvenettoyé de lui-même , il est tems de procéder à uneseconde éclaircie, sans quoi les brins grossissant en-core, ils s’affameraient réciproquement.
Les vides nouveaux formés par une seconde éclair-cie produiront sans doute quelques brindilles qui dis-
Î iaraîtront insensiblement à leur tour. Alors, et para même raison, il sera tems de procéder à une troi-sième éclaircie, dans le cas sur-tout où il serait ques*tion d’établir une futaie.