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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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AMÉNAGEMENT DES FUTAIES.

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DEUXIÈME MÉMOIRE.

AMÉNAGEMENT DES FUTAIES.

Le but que se propose un agronome en établissantune futaie, est dobtenir la plus grande quantité debois dans le plus petit espace et le moins de temspossibles 3 ou , en dautres termes , le meilleur amé-nagement des futaies est en raison composée de laquantité , du tems et de lespace.

D il suit, i°. quil ne faut entreprendre détablir^ des futaies que sur un terrain profond et fertile.

2 °. Quil est à propos despacer les arbres de, ma-nière que, sans quil y ait aucune place perdue, iisne puissent se nuire réciproquement ,-ni ralentir mu-tuellement leur croissance.

3°. Quil serait désavantageux , hormis le cas dunservice urgent et nécessaire , de couper des arbresdespérance suffisamment espacés, avant quils aientacquis leur maximum individuel.

Ces propositions exigent quelques développemens.

On espérerait en vain avoir de la futaie sur un ter-rain qui naurait pas au moins deux pieds et demi àtrois pieds de profondeur de terre propre à la végéta-tion : les arbres y croîtraient avec trop de lenteur,et seraient couronnés avant davoir acquis assez degrosseur pour fournir du bois de service.

Cependant le mot jèrtile ne doit pas être entendudune manière trop générale 3 car tel terrain qui nestdoué que dune fertilité médiocre à légard des plantescéréales , produit souvent de très-beaux bois 3 maislagronome discernera facilement cette fertilité rela-tive , à lessor quil verra prendre à ses taillis.

Les principes établis quand nous avons traité deléclaircie des taillis , sur les distances doivent êtreles brins entre.eux pour quils puissent prospérer,