AMÉNAGEMENT DES FUTAIES.
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DEUXIÈME MÉMOIRE.
AMÉNAGEMENT DES FUTAIES.
Le but que se propose un agronome en établissantune futaie, est d’obtenir la plus grande quantité debois dans le plus petit espace et le moins de temspossibles 3 ou , en d’autres termes , le meilleur amé-nagement des futaies est en raison composée de laquantité , du tems et de l’espace.
D’où il suit, i°. qu’il ne faut entreprendre d’établir^ des futaies que sur un terrain profond et fertile.
2 °. Qu’il est à propos d’espacer les arbres de, ma-nière que, sans qu’il y ait aucune place perdue, iisne puissent se nuire réciproquement ,-ni ralentir mu-tuellement leur croissance.
3°. Qu’il serait désavantageux , hormis le cas d’unservice urgent et nécessaire , de couper des arbresd’espérance suffisamment espacés, avant qu’ils aientacquis leur maximum individuel.
Ces propositions exigent quelques développemens.
On espérerait en vain avoir de la futaie sur un ter-rain qui n’aurait pas au moins deux pieds et demi àtrois pieds de profondeur de terre propre à la végéta-tion : les arbres y croîtraient avec trop de lenteur,et seraient couronnés avant d’avoir acquis assez degrosseur pour fournir du bois de service.
Cependant le mot jèrtile ne doit pas être entendud’une manière trop générale 3 car tel terrain qui n’estdoué que d’une fertilité médiocre à l’égard des plantescéréales , produit souvent de très-beaux bois 3 maisl’agronome discernera facilement cette fertilité rela-tive , à l’essor qu’il verra prendre à ses taillis.
Les principes établis quand nous avons traité del’éclaircie des taillis , sur les distances où doivent êtreles brins entre.eux pour qu’ils puissent prospérer,