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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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sont également applicables aux futaies ; car, ouprovenues de semences, ou crues sur souche, ellesont nécessairement passé par l’état de taillis avantd’être futaies.

Lorsqu’on coupe les taillis fréquemment, et presqueentre deux terres , comme en Bresse , ils peuvent êtreaisément convertis en futaies. Les souches s’y renou-vellent trop fréquemment pour présenter une largesurface. Souvent, sur une portion de bois ancien quitient à une principale racine éclatée et désunie dutronc , il s’élance un jet vigoureux qui pousse desracines au bourrelet, tandis que la vieille souche,devenue stérile, périt et fournit de l’engrais.

Mais , dans d’autres cantons du royaume , et assezfréquemment en Bourgogne, on voit des taillis dontles souches trop espacées forment, au-dessus du sol,des broussins ou têtards chargés de mousse ; le restedu terrain ne présente ordinairement qu’une pelouse.Je crois cette manière d’exploiter les bois très-vi-cieuse ; elle est, avec raison, proscrite par l’ordon-nance de 1669 , tit. xv , art. 42. Des taillis aussi maldisposés , fussent-ils sur un terrain profond, donne-ront difficilement de la futaie , à moins qu’on ne sèmedes glands dans les intervalles , et qu’on n’extirpesuccessivement les souches à mesure que les jeuneschênes auront cru sous leur abri.

J’estime aussi qu’il conviendrait d’ordonner, à laprochaine coupe, l’abattis à fleur de terre de cessouches proéminentes, et d’en recouvrir les largesplaies avec du gazon ; car on ne doit pas s’attendre ,quand même on se bornerait à ne vouloir que dutaillis, qu’il puisse s’élever de beaux jets sur desbroussins à fibres dures et contranchées ; au lieu qu’ils’en développera indubitablement sur les lèvres de.ces mamelons recoupés et couverts de terre , et qu’ilse formera, comme on vient de le dire, des racinesau bourrelet des nouvelles tiges.

On croit cornmunéinent qu’il y a perte réelle pour

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