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sont également applicables aux futaies ; car, ouprovenues de semences, ou crues sur souche, ellesont nécessairement passé par l’état de taillis avantd’être futaies.
Lorsqu’on coupe les taillis fréquemment, et presqueentre deux terres , comme en Bresse , ils peuvent êtreaisément convertis en futaies. Les souches s’y renou-vellent trop fréquemment pour présenter une largesurface. Souvent, sur une portion de bois ancien quitient à une principale racine éclatée et désunie dutronc , il s’élance un jet vigoureux qui pousse desracines au bourrelet, tandis que la vieille souche,devenue stérile, périt et fournit de l’engrais.
Mais , dans d’autres cantons du royaume , et assezfréquemment en Bourgogne, on voit des taillis dontles souches trop espacées forment, au-dessus du sol,des broussins ou têtards chargés de mousse ; le restedu terrain ne présente ordinairement qu’une pelouse.Je crois cette manière d’exploiter les bois très-vi-cieuse ; elle est, avec raison, proscrite par l’ordon-nance de 1669 , tit. xv , art. 42. Des taillis aussi maldisposés , fussent-ils sur un terrain profond, donne-ront difficilement de la futaie , à moins qu’on ne sèmedes glands dans les intervalles , et qu’on n’extirpesuccessivement les souches à mesure que les jeuneschênes auront cru sous leur abri.
J’estime aussi qu’il conviendrait d’ordonner, à laprochaine coupe, l’abattis à fleur de terre de cessouches proéminentes, et d’en recouvrir les largesplaies avec du gazon ; car on ne doit pas s’attendre ,quand même on se bornerait à ne vouloir que dutaillis, qu’il puisse s’élever de beaux jets sur desbroussins à fibres dures et contranchées ; au lieu qu’ils’en développera indubitablement sur les lèvres de.ces mamelons recoupés et couverts de terre , et qu’ilse formera, comme on vient de le dire, des racinesau bourrelet des nouvelles tiges.
On croit cornmunéinent qu’il y a perte réelle pour
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