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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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DES FUTAIES. 63

l d’arpens au moins égal à celui des arpens contenusdans la portion qu’il se propose d’exploiter.

Les souches de la forêt abattue seront extirpées auplus tard dans le cours de l’année qui suivra l’abat-tage ; et le terrain , soigneusement clos, sera ou auraété semé , auparavant (i), en glands, laines, châ-taignes, etc. suivant la qualité de la terre; faute dequoi le propriétaire sera privé de la faculté de conti-nuer ses coupes aux années suivantes, et à de plusgrandes peines , s’il y échoit.

La surveillance pour l’exécution de la loi sera ac-cordée aux directoires des départemens et des dis-tricts , sur leur responsabilité , etc.

On conçoit qu’en rédigeant une loi forestière: d’après ces principes, les articles en seraient néces-sairement étendus et modifiés , et qu’au surplus sonexécution rigoureuse rendrait totalement chimériquela crainte que quelques compagnies ne fissent desforêts du royaume l’objet d’un agiotage pernicieux.

A la vérité , la vente en serait moins avantageuseque certains calculateurs intéressés à de gigantesquesexagérations ne l’ont présentée; mais il faut opter,et ne point vendre, ou vendre à ces conditions, sinons’attendre aux plus sinistres spoliations des propriétésparticulières, qu’on entame déjà de toute part , et àce que , dans dix ans , il n’y ait pas un arbre de ser-vice en France .

Tl est tems de mettre un frein à ce fléau destruc-teur. Mais, pendant qu’on délibère , les dévastationsse perpétuent ; l’habitude du' pillage , contractée parune classe d’hommes pour qui ce défit est devenul’unique occupation , leur fait préférer ce gain illi-cite au salaire qui leur était offert dans les ateliersordinaires. Le désordre non réprimé augmente la

(i) On verra , dans le mémoire que je me propose de donner sur let repeuplement des forêts ? qu’un moyen économique et éprouvé de repeu-pler une vieille futaie est d’en semer les clairières trois ou quatre annéesayant celle de l’abattage.