66 BALANCE DE LA CONSOMMATION
et des bois des communautés d’habilans dans chaque,département , état dressé d’après les renseigneme.nsque le comité des domaines s’était procuré , la totalitédes bois nationaux monte à 3,338,261 arp. 60 perch.
Et les bois des commu-nautés d’habitans à 2,202,134 48
Total .... 5,540,696 8
M. Telles d’Acosta , ancien grand-maître des eauxet forêts de la Champagne, évalue à 7.660,295 arpensla quantité des bois possédés par des particuliers. Sison apperçu est juste , la quantité absolue de tousles bois du royaume ne monte qu’à 13,100,691 ar-pens (1).
Quoique nos bois se coupent à différons âges, poursimplifier le calcul, nous supposerons qu’iîs se cou-pent moyennement à vingt ans. D’après cette hypo-thèse , la coupe, dans le royaume, est de 655,o34arpens , à diviser entre vingt-quatre millions d’habi-tans , ce qui réduit chaque tête à la consommationd’un trente-septième d’arpent de vingt ans d âge , lefort compensant le faible ; car si quelques provincesconsomment très-peu de bois , telles que la Provenceet le Languedoc ; s’il en est d’autres où l’on brûle dela tourbe ou du charbon de terre , telles que laFlandre, l’Artois, le Forez , etc., par-tout il fautdu bois pour la charpente , la menuiserie , le four etla cuisine.
Paris , dont la population n’est guère que le qua-rantième delà population de la France , consomme à
(1) Voyez Plan d’une nouvelle administration pour les forêts deFrance , Paris , 1791 > page 23 . D’auteur a lait son arpentage d’aprèsla carte generale de l’observatoire. Il n’a donc pu juger que par une-approximation nécessairement fautive , puisqu’il n’a eu aucun égard auxclairières , qui certainement n’ont pas été dessinées dans la carte. D’unautre coté , il n’y a point été fait mention des petits bois de trente ,cinquante , quatre-vingts arpens, et cependant il en existe un grandcomblé Ces deux erreurs étapt eu Sv'U» contraire, ou peut supposerqu’elles sç compeoscuU