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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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ET TE I.A REPRODUCTION - DES BOIS. 7 5entretenant, par des éclaircies, la permanence d’ungrossissement aussi avantageux.

On me demandera peut-être ce que j’entends parraisonnablement espacé. C’est ici que la précisiondevient difficile ; cependant on peut encore donnerquelque règle à cet égard.

Duhamel compte neuf cents brins dans un arpentde vingt ans. Ainsi il leur donne environ 54 piedscarrés pour étendre leurs racines , et leur distancemoyenne entre eux est de 7 pieds un tiers. Cette dis-tance ne serait pas suffisante pour des arbres qui au-raient passé vingt ans , et l’on se moquerait, mêmeà Paris , où l’appétit des promptes jouissances faitentasser les arbres, d’un planteur qui n’espaceraitqu’à 7 pieds des arbres de 25 pouces de tour. Cepen-dant dans une forêt les brins doivent en même temsgrossir et s’élever..S’ils ne sont pas un peu gênés, ilsne s’élèvent pas ; s’ils le sont trop, ils s’affament,restent maigres , et le bois est de mauvaise qualité.J1 faut donc 'prendre un milieu entre le trop etle trop peu. C’est ce qui m’a déterminé, lors de lapremière éclaircie, à réduire à quatre cents cin-quante le nombre des brins , qui resteront espacésentre eux moyennement de 10 pieds un tiers depuisvingt jusqu’à quarante ans. De quarante à soixanteans, je leur donne environ 14 pieds de distancemoyenne; de soixante à quatre-vingt, 18 pieds etdemi; de quatre-vingt à cent ans et au-delà , 26 piedsun quart. Voilà ce que j’ai entendu par espacer rai-sonnablement (1).

On peut encore donner pour règle générale que,plus le terrain est fertile , plus les arbres doivent êtreespacés largement. La raison en est sensible : dansun tems donné ( prenons soixante ans pour exemple) ,un arbre qui aura grossi à raison de 12 lignes par an,sera au-delà du double plus fort qu’un arbre qui n’aura

( j ) y oyez le second mémoire , page 49 et suiv.