76 balance de la reproduction
pris que 8 lignes annuellement ; il exige donc plusd’espace (i).
Dans un écrit lu à la société royale d’agriculture,on m’a reproché de n’avoir admis que soixante-dixarbres par arpent de futaie, et de n’en avoir pas dou-blé le nombre. Mais , indépendamment de ce que jeme suis déterminé par l’observation , j’ai à répondreque le carré de 5 pouces, diamètre d’un brin de vingtans , est au carré de 25 pouces , diamètre d’un arbrede cent ans , dont le grossissement uniforme est sup-posé de 9 lignes de tour, comme 25 est à 625, oucomme i est à 25. Donc , en faisant grâce à moncritique de la différence dans les hauteurs, il fautà l’arbre de cent ans vingt-cinq fois autant d’espacepour le nourrir qu’il en fallait au brin de vingt ans.Mais nous avons trouvé que 54 pieds carrés suffi-saient à peine au brin de vingt ans } donc il en fau-drait au moins i35o pour un arbre vingt-cinq foisplus gros. L’arpent alors ne pourrait guère contenirque trente-six arbres , espacés à la distance moyennede 36 pieds trois quarts. Eh ! qui assurera que cetintervalle soit trop fort pour des arbres qui doiventatteindre ro à 12 pieds de tour ? Quiconque aura exa-miné le vide qui se trouve ordinairement autour d’unarbre de ce volume, sera peu surpris de la conclu-sion. Mais on ne veut pas faire attention qu’en sur-chargeant les futaies , on a plus d’arbres et moinsde bois. On ne peut donc à cet égard trop multiplierles observations et les calculs , dont les élémens quinous manquaient sont enfin trouvés.
Alors cessera peut-être l’interminable querelle dela préférence à donner au bois des baliveaux sur lesbois des arbres crus en massifs. La méthode desbaliveaux , tant préconisée par les uns , tant décriée
Le diamètre de cet arbre sera , par l’hypothèse , de 20 pouces , et lediamètre du deuxième arbre sera de i 3 pouces un tiers. Le cane de 20 est/jco , le cane de iS un tiers est 177 cint[ sixièmes.